Hormones gonadotropes
Il existe deux hormones gonadotropes différentes :
Le cycle s'expliquerait donc par la double action de ces hormones gonadotropes :
On utilise des préparations de gonadotrophine dans les insuffisances génitales à la condition essentielle que les glandes génitales soient encore capables de répondre à l'effet de stimulation.
Les gonadotrophines d'origine animale se comportent comme des antigènes et provoquent la formation d'anticorps antihormones qui expliquent l'échec des traitements prolongés.
On classe encore parmi les hormones gonadotropes, sous le nom de LTH (luteotropic hormone ), une substance plus souvent désignée aujourd'hui sous le nom de prolactine (PRL).
La prolactine (PRL) est une hormone hypophysaire dont l'effet lactogène ne s'exprime que si la glande mammaire a été préparée par action des stéroïdes sexuels (œstrogènes et progestérone).
Son rôle ne se limite pas à la lactation et on la retrouve dans divers liquides biologiques (sperme, liqueur folliculaire, sang, bile, etc.) et pendant la gestation à forte concentration dans le liquide amniotique où elle semble intervenir dans l'osmorégulation (ensemble des mécanismes par lesquels les organismes contrôlent leur pression osmotique interne).
Au cours du cycle ovarien normal, la PRL accroît le nombre de récepteurs LH et la fonction des corps jaunes.
L'augmentation anormale en prolactine provoquée par des médicaments altère la fonction gonadotrope hypothalamique et interrompt le cycle sexuel, avec pour conséquence possible la stérilité.
Elle exerce une action sur la trophicité du corps jaune et la production de la progestérone, en complément de celle de FSH et de LH.
La prolactine est souvent augmentée dans les conditions de stress, tandis que l'ocytocine est diminuée.
La prolactine pour la sécrétion, l'ocytocine pour l'excrétion
Cette homone permet aussi la reprise du développement des larves de vers (ascaris, strongyloïdes, et surtout trichonèmes), qui étaient en hypobiose.
Elle augmente la fécondité des femelles de strongles et l'activation de leur ponte
Ces deux facteurs sont très défavorables au poulain, qui va ingurgiter les oeufs dans les crottins en pratiquant la coprophagie.
Hormone ocytocique
Les extraits posthypophysaires injectables (peu actifs par V.O.) agissent sur les fibres de l'utérus en provoquant une excitation intense qui se traduit par une augmentation de son pouvoir de contraction pouvant aller, à fortes doses, jusqu'à la tétanisation.
C'est la raison pour laquelle ces produits utilisés à doses convenables raniment les contractions utérines déficientes lors des mise-bas (ou pour la provoquer) mais il est préférable de laisser cela au vétérinaire.
Hormones ovariennes
Hormone folliculaire
On considère actuellement que la véritable hormone folliculaire est la dihydrofolliculine (oestradiol), la folliculine n'étant, semble t-il, qu'une forme d'excrétion de la précédente.
En dehors de la gestation, elle existe dans toutes les parties de l'ovaire. Au cours de la gestation, on la trouve dans le corps jaune, le placenta, le sang et l'urine. Il est d'ailleurs difficile de la considérer comme une hormone spécifiquement féminine depuis qu'on l'a décelée dans l'urine d'étalon.
Elle n'intervient pas dans le phénomène de nidation de l'ovule fécondé mais l'hormone du corps jaune ne peut agir qu'après action de la folliculine.
La folliculine a donc pour but d'assurer le développement du tractus génital et le cycle tout en renforçant la contractibilité utérine.
C'est l'hormone du rut et de la mise-bas.
Hormones du corps jaune
Le corps jaune sécrète plusieurs hormones favorisant la gestation mais dont une seule semble jouer un rôle important : la lutéine (ou progestérone).
Elle est sécrétée pour assurer la prolifération de l'endomètre (muqueuse utérine) et la nidation de l'oeuf. Elle est l'hormone de la gestation à condition que la muqueuse utérine ait subi au préalable l'action de la foliculline.
La progestérone joue un rôle important dans les transformations de l'endomètre au cours des premiers stades de la gestation et dans la nidation de l'oeuf après sensibilisation par la folliculine.