La consanguinité est la méthode la plus souvent employée pour fixer une race ou une qualité.
La plupart des races est née ainsi.
Le fait d'avoir un lien de parenté commun plus ou moins lointain s'appelle le degré de consanguinité. C'est aussi ce que l'on appelle en anglais : l'inbreeding.
Si aucun degré de consanguinité n'apparaît dans les premières générations, il suffit de remonter la lignée sur un pedigree. Ce n'est qu'une question d'information.
Si dans le pedigree apparaît plusieurs fois un géniteur (mâle ou femelle), cela montre une consanguinité plus ou moins forte.
L'important est de connaître la valeur génétique du ou des géniteurs.
Ceux qui auront la chance de partir avec un stock de "bons" gènes et de peu se tromper peuvent espérer avoir de bons résultats.
La race la plus consanguine est l'arabe (chevaux français).
Cette pratique peut être intéressante mais peut également se révéler dangereuse. Dangeureuse, dans le fait que l'on isole également d'autres gènes qui peuvent être indésirables comme les tares présumées ou possibles. Par conséquent, il faut promouvoir des parents les plus "sains" possibles.
Il faut savoir également que héritabilité ne signifie pas transmissibilité génétique. Chaque parent ne transmet qu'une moitié de son patrimoine génétique et le facteur d'héritabilité joue un rôle primordial. Plus l'héritabilité est faible, plus la marge d'insécurité est grande.
En fin de compte, il faut, en partie, "se fier" à l'origine des parents, au résultat individuel, et observer les descendants et garder à l'esprit que tout ceci n'est qu'un outil.
L'approche génétique n'est donc pas simple et quelques bases biologiques sont nécessaires.
Chaque corps est composé de cellules où se trouve, entre autres, un noyau.
Le noyau de chaque cellules contient des éléments appelés chromosomes.
![]() | Chaque chromosome est une structure en forme de bâtonnet contenant les gènes que l'on trouve dans le noyau de la cellule. Ce sont ces gènes qui détiennent l'information génétique qui se transmet des parents à leurs descendants. Le cheval possède 32 paires de chromosomes. |
C'est lui qui est responsable de la transmission des caractères d'une génération à l'autre, c'est-à-dire de l'hérédité.
![]() | L'ADN est une suite de sous-unités, appelées bases, liées entre elles pour former une double hélice. On peut le comparer à une échelle très longue, en forme de vrille ou de spirale, dont les barreaux sont formés d'éléments qui s'unissent : c'est le gène. | ![]() |
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Ces gènes agissent par paires (allèles) pour transmettre différents caractères. La moitié des gènes de chaque individu provient de sa mère et l'autre moitié de son père.
La plupart des caractères courants, tels que la robe, sont déterminés par la combinaison de gènes venant donc de la mère et du père. Ces gènes peuvent être différents ou identiques.
Si un organisme possède une paire d'allèles identiques pour un caractère donné, on dit qu'il est homozygote. Si l'organisme possède deux allèles différents pour un caractère donné, on dit qu'il est hétérozygote.
Gènes dominants et récessifs
Certains gènes ne peuvent s'exprimer que s'ils sont présents en double, c'est à dire, le même gène venant du père et de la mère, à l'état homozygote. Ce sont les gènes récessifs. S'il est accompagné d'un gène dominant, ses effets sont masqués.Les gènes récessifs s'écrivent avec une minuscule.
Les gènes peuvent également être codominants.
Les phénomènes de dominance et de récessivité font que l'apparence d'un organisme ne révèle pas toujours sa combinaison allélique. Il est donc nécessaire d'établir la distinction entre l'apparence et la constitution génétique.
Le génotype se rapporte donc aux gènes réels qu'un organisme porte.
Le phénotype se rapporte à l'aspect réel, l'apparence physique comme la taille et la couleur. Tout trait physique constitue le phénotype.
Lorsqu'un organisme a un gène dominant et un gène récessif, le phénotype est celui du trait dominant, masquant la présence du gène récessif.
De plus, certains caractères peuvent :
Exemple des groupes sanguins (système ABO):
Les gènes des groupes A et B sont codominants.
Un individu héritant d'un gène A et d'un gène B sera donc du groupe sanguin AB.
Par contre, le gène du groupe O est récessif, alors un individu ne sera du groupe O que s'il possède deux gènes O (homozygote oo).
Une personne du groupe A est donc soit homozygote pour le gène A (AA), soit hétérozygote (Ao). Idem pour le groupe B (BB ou Bo).