Qu'est-ce qu'une race ?


Sommaire

Chaque époque, chaque milieu..., a une race de cheval qui le (la) caractérise.
Elle est née de la nécessité, du hasard, voulue par l'homme, issue d'une longue sélection ainsi que la nécessité de sauvegarder une aptitude.

On appelle donc race, tout animal en mesure de transmettre certains de ses caractères propres.

Lorsque l'on discutait de la race à fonder pour la cavalerie, qui demandait des chevaux solides et trotteurs, ailleurs, on cherchait à fonder un cheval léger et vif.
C'est ainsi que vers la fin du XVIIe et le début du XVIIIe siècle, naquit ce cheval vif et léger, le cheval de course, le pur-sang anglais, descendant de Byerley Turk, Godolphin Arabian et Darley Arabian, qui descendent d'Eclypse.

Le cheval présente un «arbre généalogique» le plus complet et le plus instructif possible, mais il est encore parfois impossible de fixer avec exactitude toutes les origines des races.

Sous quel aspect se présentait le premier cheval ?
D'ou proviennent les premières races d'équidés ?

Telles sont les questions que l'on se pose.

Il existe plusieurs thèses avancées :

Il existe des races quadrangulaires, rectangulaires, trapézoïdales, cylindriques, c'est ce que l'on appelle les coordonnées ethniques.

Dans une race, l'individu chez lequel l'un au moins de ces 3 caractères (front, volume, membres) diffère de ceux de la race, n'est pas pur.

Exemple :
Une cheval de Camargue (race concaviligne, eumétrique et médioligne), en croisement avec un pur sang Arabe (race rectiligne) donnera un cheval eumétrique, médioligne mais rectiligne.

L'ensemble des caractères morphologiques propres à une race donnée permettent de la définir, c'est ce que l'on appelle le standard.

Les races se sont individualisées entre elles vers la fin du XVIIIème et début XIXème siècle, et se sont progressivement améliorées.
La concrétisation en fut les livres généalogiques, c'est à dire les stud-books.

Les races (ensemble d'individus) possèdent une origine, une histoire (régionale ou autre ...), des caractéristiques propres à chacune d'elle et des objectifs de sélection.
La conduite des programmes de sélection passe par la définition des objectifs de sélection stables.
Il faut donc bien les préciser ainsi que les aptitudes correspondantes qu'il faut améliorer.

D'innombrables races locales disparaissent pour faire place à des races soigneusement programmées.
L'amélioration dépend non seulement de la recherche scientifique et technique au plus haut niveau, mais encore de la politique d'élevage, qui peut aider fortement la vulgarisation des techniques, ainsi que du dynamisme des éleveurs eux-mêmes, plus ou moins réceptifs aux innovations.
C'est tout cet ensemble qui a contribué à la réussite des élevages d'une race.

On contrôle les performances des sujets, les performances de leurs descendants et on opère les croisements en conséquence.
Il faut d'abord sélectionner des souches déjà très améliorées, puis croiser ces lignées pour améliorer la race selon les critères choisis.

Garder la maîtrise d'une race, c'est d'abord en être éleveur, en définir les objectifs de sélection, puis en organiser et en assurer le programme.


Sommaire

Hit-Parade [Hebdotop.com]