Le Pur-Sang Arabe


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Son type et sa morphologie

Au XIVème siècle, Ben Hodeil donne des renseignements très précis confirmant les écrits les plus anciens.

Le type est un thème difficile à aborder.

Mais tout d'abord qu'est-ce qu'un type ?

C'est un modèle qui détermine la forme d'une race, qui présente la forme la plus caractéristique ou la plus parfaite d'une série (être "typique", "typé", "typifier" : exagérer les traits caractéristiques).
La catégorie de la race peut être définie à partir d'un ou plusieurs traits caractéristiques.

Le type de la race ou de ses qualités permet de la distinguer par rapport à une autre race.
Ce qui est considéré comme une qualité pour une race ne l'est pas forcément pour une autre.
A travers les lignées, il est important de préserver des points forts.

La tête

Elle doit être sèche avec des muscles zygomatiques marqués et comporter une grande distance entre le toupet et la lèvre supérieure.
Les oreilles, ni petites, ni grandes, mais fines à la base, bien attachées et bien dessinées, leur pointe formant un croisant de lune.
Le front doit être large, surtout sur la ligne des yeux et plat, les arcades fortes et proéminantes, les yeux ronds et gros, les paupières fines, sourcils étroits.
La peau doit être fine, glabre et noire autour des yeux, des naseaux et des lèvres.
Les ganaches sont fortes, musclées et bien dessinées, les joues lisses et larges et l'auge large.
Les naseaux sont fins, très développés à bords minces, hauts fendus, longs dans leur partie supérieure, le bout du nez fin.
Une bouche bien fendue avec des lèvres minces et lisses.
Le menton remonte jusqu'aux zygomatiques, petit et triangulaire.
La concavité de la tête n'est cependant pas une condition sine qua non.
Certains très bons chevaux arabes ont le chanfrein droit et possèdent plus de type arabe que d'autres au chanfrein plus creusé (Ph. Barbié de Préaudeau, contrôleur général des HN, qui a écrit un superbe ouvrage très documenté dédié à ce cheval « LE CHEVAL ARABE).

Le corps

L'encolure est souvent longue et présente une attache de tête assez fine.
Dans bien des cas elle est légèrement en col de cigne, portée haut car greffée sur une épaule longue, parfois droite.
Le garrot doit être fort et bien dessiné
Le dos doit être court, bien soudé sur un rein fort, large et puissant.
Le croupe, de la pointe de la hanche à la pointe de la fesse, doit être la plus grande possible, légèrement inclinée.
La fesse doit être musculeuse et épaisse.
La queue, courte, doit être attachée le plus haut possible.
Le poitrail doit être puissant, s»ec, musculeux et bien ouvert.
Les articulations doivent être fortes, bien dessinées et sèches.
Les membres doivent être solides, secs, avec un tour de canon allant de 18 à 20 cm.
Sa taille varie de 1.48 à 1.56 m au garrot.
Sa robe est en générale alezane, baie, grise.
Il pèse dans les environs de 350 à 450 kg.

Parole de Bédouin :
« si la longueur de la croupe d'un cheval est supérieure ou égale au dos et au rein réunis, achète-le les yeux fermés »

Les allures

Elles doivent être amples, rasantes, légères, la pointe du sabot en avant.
Les postérieurs doivent bien être sous la masse pour pousser sans que les jarrets montent droit sous la queue.
Au trot, le cheval doit soutenir sous dos qui doit rester horizontal.
La queue remontée en panache et le port de l'encolure est arqué.

Nous constatons que les caractères les plus appréciés au XIVème siècle, ne sont peut être pas ceux d'aujourd'hui.
Les qualités psychiques et fonctionnelles recherchées jadis étaient beaucoup plus nombreuses que les qualités esthétiques, puisque le cheval devait être capable d'accomplir les lourdes tâches que lui demandait son cavalier.
Il était jugé en action, sur sa résistance à la fatigue, à la faim, à la soif, sur sa maniabilité à la guerre, sa maniabilité à la chasse, son dévouement et son obéissance à son maître.

Certains éleveurs ne recherchent que la beauté.
Elle est synonyme à leurs yeux de qualité et de pureté raciale, avec un joli port de queue, une belle tête, un cheval gracieux, fin et petit.
Ce ne sont que des chevaux d'expositions, de petites porcelaines, des "objets" d'Art.

Pour qu'un cheval Arabe ait ses chances dans un Show, il doit être très typé, avoir beaucoup de charisme et de présence.
Entre deux chevaux de même "qualité", le meilleur sera celui qui dégagera plus de prestance et plus de "frime".

Cette discipline s'est beaucoup professionnalisée, la présentation est primordiale et le cheval doit être mis en valeur.

N'hésitons pas à dire que ces seuls critères de sélection aboutiront à la disparition de cette race en tant que cheval de selle.

L'arabe est avant tout un cheval qui se monte...

Et, si l'on regarde avec des yeux de cavaliers, on s'aperçoit que bien souvent ces chevaux d'expositions, ont les jarrets faibles, des épaules lamentables et un mauvais dos.

La beauté visuelle de certains des signes distinctifs de la race Arabe est confondue, ou substituée, à la valeur générale d'un "vrai cheval".
Les beautés qui doivent être celles d'un cheval, quelle que soit sa race, sont les mêmes pour tous car elles conditionnent son utilisation.

Il n'y a aucune critique dans ses phrases, seulement, il ne faut pas donner spécifiquement une préférence pour le choix des reproducteurs en se fiant à leur palmarés de Show.

Certains éleveurs, tout en se préoccupant des signes de beauté, de pedigree, veulent que leurs chevaux fassent des épreuves physiques (les élevages de Pologne et Russie, entre autres).
C'est la raison pour laquelle ces pays ont réussi à fixer un génotype et peuvent s'énorgueillir de posséder des beaux et bons chevaux, prisés à travers le monde entier.
Leur but est d'avoir de beaux et bons chevaux avec des aptitudes fonctionnelles.

En France, surtout dans le Sud-Ouest, le cheval Arabe de courses, comme les pur-sang anglais (P.S.) suivent des programmes d'entrainement.
Les arabes "faits" pour la course présentent une morphologie bien différente de celles des Arabes de Show.

Aujourd'hui (2000), en France, on compte 49 courses courrues.
L'association française du cheval arabe de course (AFAC), organise entre autres, environ 20 courses pour les poulains et pouliches de 3 ans, une vente de pur-sang arabes de course à Saint-Cloud, début juin, qui attire de gros acheteurs étrangers, comme le Cheikh Mansour d'Abu Dhabi et le Cheikh Al Maktoum.

Les origines françaises pour cette discipline, sont les meilleures au monde.
Elles remontent à l'étalon Dénouste (1921-1948), donc les origines furent et sont toujours critiquées par certains.
Ses descendants directs ou indirects sont aujourd'hui les meilleurs reproducteurs de cette discipline.
- Baroud II - Saint Laurent - Cheri Bibi - Manganate - Djelfor - Dormane - Djouran - Kesberoy - Alaric V - Djouras-Tu
- Djerba Oua - Gosse du Béarn - Dunixi
- Ourour

Le cheval Arabe de course, né et élevé en France est une valeur sûre.
Les origines de la mère doivent être aussi performantes que celles de l'étalon.

L'Emir Abd l Kader a fort bien résumé :

«...c'est par l'épreuve, par la vitesse, unie au fond, que les Arabes jugent des chevaux, qu'ils en reconnaissent la noblesse, la pureté de sang, mais les formes révèlent aussi leurs qualités ».

Donc, certains éleveurs privilégient sa beauté et d'autres sa résistance et son endurance.
L'équilibre et la survie de la race, voire son renouveau passent pas l'équilibre entre ces critères :
un bon cheval peut être et doit être un beau cheval, dont on reconnaît la race au premier coup d'oeil...


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