Au XIVème siècle, Ben Hodeil donne des renseignements très précis confirmant les écrits les plus anciens.
Le type est un thème difficile à aborder.
Mais tout d'abord qu'est-ce qu'un type ?
C'est un modèle qui détermine la forme d'une race, qui présente la forme la plus caractéristique ou la plus parfaite d'une série (être "typique", "typé", "typifier" : exagérer les traits caractéristiques).
Le type de la race ou de ses qualités permet de la distinguer par rapport à une autre race.
Ce qui est considéré comme une qualité pour une race ne l'est pas forcément pour une autre.
A travers les lignées, il est important de préserver des points forts.
Parole de Bédouin :
« si la longueur de la croupe d'un cheval est supérieure ou égale au dos et au rein réunis, achète-le les yeux fermés »
Nous constatons que les caractères les plus appréciés au XIVème siècle, ne sont peut être pas ceux d'aujourd'hui.
Les qualités psychiques et fonctionnelles recherchées jadis étaient beaucoup plus nombreuses que les qualités esthétiques, puisque le cheval devait être capable d'accomplir les lourdes tâches que lui demandait son cavalier.
Il était jugé en action, sur sa résistance à la fatigue, à la faim, à la soif, sur sa maniabilité à la guerre, sa maniabilité à la chasse, son dévouement et son obéissance à son maître.
Certains éleveurs ne recherchent que la beauté.
Elle est synonyme à leurs yeux de qualité et de pureté raciale, avec un joli port de queue, une belle tête, un cheval gracieux, fin et petit.
Ce ne sont que des chevaux d'expositions, de petites porcelaines, des "objets" d'Art.
Pour qu'un cheval Arabe ait ses chances dans un Show, il doit être très typé, avoir beaucoup de charisme et de présence.
Entre deux chevaux de même "qualité", le meilleur sera celui qui dégagera plus de prestance et plus de "frime".
Cette discipline s'est beaucoup professionnalisée, la présentation est primordiale et le cheval doit être mis en valeur.

L'arabe est avant tout un cheval qui se monte...
Et, si l'on regarde avec des yeux de cavaliers, on s'aperçoit que bien souvent ces chevaux d'expositions, ont les jarrets faibles, des épaules lamentables et un mauvais dos.
La beauté visuelle de certains des signes distinctifs de la race Arabe est confondue, ou substituée, à la valeur générale d'un "vrai cheval".
Les beautés qui doivent être celles d'un cheval, quelle que soit sa race, sont les mêmes pour tous car elles conditionnent son utilisation.
Il n'y a aucune critique dans ses phrases, seulement, il ne faut pas donner spécifiquement une préférence pour le choix des reproducteurs en se fiant à leur palmarés de Show.

En France, surtout dans le Sud-Ouest, le cheval Arabe de courses, comme les pur-sang anglais (P.S.) suivent des programmes d'entrainement.
Les arabes "faits" pour la course présentent une morphologie bien différente de celles des Arabes de Show.
Aujourd'hui (2000), en France, on compte 49 courses courrues.
L'association française du cheval arabe de course (AFAC), organise entre autres, environ 20 courses pour les poulains et pouliches de 3 ans, une vente de pur-sang arabes de course à Saint-Cloud, début juin, qui attire de gros acheteurs étrangers, comme le Cheikh Mansour d'Abu Dhabi et le Cheikh Al Maktoum.
Les origines françaises pour cette discipline, sont les meilleures au monde.
Elles remontent à l'étalon Dénouste (1921-1948), donc les origines furent et sont toujours critiquées par certains.
Ses descendants directs ou indirects sont aujourd'hui les meilleurs reproducteurs de cette discipline.
- Baroud II - Saint Laurent - Cheri Bibi - Manganate - Djelfor - Dormane - Djouran - Kesberoy - Alaric V - Djouras-Tu
- Djerba Oua - Gosse du Béarn - Dunixi
- Ourour
Le cheval Arabe de course, né et élevé en France est une valeur sûre.
Les origines de la mère doivent être aussi performantes que celles de l'étalon.
L'Emir Abd l Kader a fort bien résumé :
«...c'est par l'épreuve, par la vitesse, unie au fond, que les Arabes jugent des chevaux, qu'ils en reconnaissent la noblesse, la pureté de sang, mais les formes révèlent aussi leurs qualités ».
Donc, certains éleveurs privilégient sa beauté et d'autres sa résistance et son endurance.
L'équilibre et la survie de la race, voire son renouveau passent pas l'équilibre entre ces critères :
un bon cheval peut être et doit être un beau cheval, dont on reconnaît la race au premier coup d'oeil...
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