Le Pur-sang Arabe


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Son histoire et son élevage

L'élevage du pur sang arabe en Europe a commencé...on ne sait pas trop la date exacte, mais il est sûr que Richard Coeur de Lion importa le premier des étalons Arabes.

Par la suite, ses successeurs en firent de même et importèrent des étalons et des juments d'Orient de ... à 1942.

Le pur-sang Arabe, Lister Turk est importé en 1686, par le Duc de Berwick.

Parmi ses descendants, il faut retenir quelques noms : Byerly Turk (1689), plaisait à Guillaume III, roi d'Angleterre, qui l'acheta et l'inscrivit dans le stud-book qu'il créa et nomma le "Livre des haras royaux".

Darley Arabian, de pure souche Kocklani, fut acheté pour Mr Darley, à Alep, en Sirie.

Et l'illustre Godolphin Arabian qui a une histoire peu commune. Il fut acheté par le comte Godolphin après quelques péripécies.

Louis XV reçut du Bey de Tunis, 8 magnifiques étalons Arabes, qu'il revendit, car il n'appréciait pas les chevaux.
Un charretier parisien devint donc propriétaire d'un étalon, et celui ci, pour gagner son picotin, tirait une arroseuse.
Un Lord Anglais le vit dans la rue et l'acheta à son tour.
Revenu à Londres, avec son "précieux bagage", il le revendit donc au comte Godolphin, qui lui donna donc son nom.
Mais l'étalon ne servait que de bout en train pour les juments destinées à un certain Hogoblin.
Et l'histoire dit, qu'un jour, Godolphin, en testant une des juments, "sa superbe Roxanna", vint contester la suprématie à l'étalon auquel cette jument était destinée, et Gogolphin le tua avant de pouvoir conquérir sa "dulcinée".
De cette union naquit un des plus célèbres chevaux de course de l'époque, ce qui promut l'inscription de Godolphin au stud-book.

Depuis le XVIIème siècle, les étalons Arabes ont été croisés avec des juments indigènes pour donner naissance à de nouvelles races, et le premier produit est le Pur-sang Anglais, né il y a trois siècles dans les Haras Royaux d'Angleterre, issu de ses trois étalons Arabes (Byerley Turk, Darley Arabian et Godolphin Arabian) et des juments les plus rapides du pays.

A partir de la Renaissance et des guerres Napoléoniennes, la supériorité de ces chevaux orientaux s'imposa pour leur rapidité et leur endurance.
Ces fameuses campagnes ont emmené l'Arabe jusqu'en Russie où des élevages se sont constitués ainsi que dans toute l'Europe Centrale, comme en Pologne.

En Europe de l'Est, l'Arabe est à l'origine des meilleurs chevaux de sport tels que le Wielkoposki en Pologne, le Furioso et le Nonius en Hongrie, le Lipizzan en Yougoslavie.
En Afrique du Nord, il fut croisé avec le Barbe pour donner l'Arabe-Barbe.

En France son sang coule dans les veines du Boulonnais, Landais, Percherons et, dans une moindre mesure du Breton.
En Angleterre c'est dans la race de poneys tels que : le Welsch, le Connemara, le Dartmoor qu'on le retrouve.

En Autriche, le Haflinger est issu du croisement d'un étalon arabe (El Bedivi) avec des juments de montagne.

Nous trouvons également :

De nos jours, il n'existe presque plus de purs "asils".
Le Haras Royal de Jordanie s'y emploie fortement, afin de sauvegarder la race arabe.
La Princesse Muna trouva les premiers étalons pour démarrer la race et les écuries.
Une douzaine de chevaux du désert (non sélectionnés pour la course) qui appartenaient au grand-père du Roi Hussein, le Roi Abdallah, dont :

L'élevage est parti sur des bases saines du désert, nullement selectionnées comme l'ont été trop souvent les montures de courses.
Sa Majesté le Roi Hussein, conscient des dangers que cela entraînerait pour la race, décida de la protéger ainsi :
le cheval arabe d'origine, héritage inaliénable de son peuple.

C'est de Mehrez que naquit en 1967 Fahra qui donna de nombreuses naissances dont Samham en 1978.
Negrito né en 1962 fut un don d'un sheikh du désert.
Gazella, née en 1958, dont le père est le fameux Sheriff de la race Seglawi, fut découverte dans la campagne. Elle tirait une charrue.
Shammah, elle, servait dans la cavalerie de la police.
Le Haras compte maintenant environ une centaine de chevaux Arabes pure race.
Les étalons, lorsqu'ils ne sont pas offerts à un chef d'état, sont vendus très chers dans le monde entier.

A l'origine, 3 types de chevaux arabes sont reconnus :

le Koukaylan ou Kochlani, véritable cheval classique du désert, de type "masculin"

Les variantes de cette famille sont :
- le Hamdani
- le Hadban
- le Chouwayman
- le Ouadnan

le Saqlaoui ou Seglivi qui descend du Kouhaylan, représente le type "féminin".

Les variantes de cette famille sont :
- le Yilfan
- l'Abou'ourqoub
- le Koubaychn
- le Mouyhallah
- le Rabdan
- le Sadan
- le Samhan

le Mouniqi descend également du Kouhaylan, de taille plus élevée, c'est de lui que descend Darley Arabian

Les variantes de cette famille sont :
- l'Abayyan
- le Dahman
- le Milouah
- le Rishan
- le Touwaysan

Le pur-sang Arabe Français

De type Mouniqi, plus étendu de taille plus élevée.
Ce type, croisé avec des juments turkmènes, a donné Darley Arabian de qui descend Eclipse, point de départ du plus ancien des trois rameaux de la race Pur-sang Anglais (P.S.).
Il se distingue par sa rapidité, il a le corps plus long, une structure osseuse forte.

Napoléon l'appréciait en tant que cheval de guerre et imposa son élevage.

La France a été la première à définir le berceau de race en 1884, c'est-à-dire :

"Etre nés dans la région comprise entre la chaîne du Taurus au nord de la Syrie et le Yemen au sud, la mer rouge à l'ouest et le Tigre à l'est.
De plus ils doivent posséder un certificat d'origine indiquant le nom de la famille et de la tribu d'où est issu le cheval".
Ceci, afin de permettre l'inscription des chevaux importés au stud-book français.

En France, durant le Second Empire est né l'Anglo-Arabe, d'un croisement entre des pur-sangs anglais importés d'Angleterre et des juments Arabes des Haras Nationaux.
L'inverse est vrai aussi puisque les HN français ont également envoyé plusieurs expéditions (Eugène Gayot prit la tête de certaines d'entre elles) pour ramener d'Orient des étalons arabes pour les croiser avec des juments pur sang (Dahman 1904-1925, importé en 1909, sa mère était de race Chammar, et, Bango furent de ceux-là, stationnés à Pompadour).

Depuis Napoléon, 35 missions d'achat ont été effectué en France avec environ 1.100 chevaux importés.
La dernière mission en 1925, celle de l'inspecteur général Rieu de Madron, avait ramené Soukné (1917-1942), né en Syrie, son père et sa mère de race : Maanaghi Sbeili.
A cette époque les haras français supervisaient l'élevage en Afrique du Nord, et des échanges permanents de reproducteurs avaient lieu entre le Maghreb et la France.

Certaines origines Françaises du pur-sang Arabes viennent donc d'étalons importés d'Orient :
Masoud, qui est à l'origine de l'élevage arabe et anglo-arabe français au début du XIXème siècle, ainsi que Nedjari, Denouste, qui lui, fut exporté en Pologne et donna de nombreux gagnants en course.

Les vieilles souches françaises ont été utilisées par plusieurs élevages étrangers à la fin du siècle dernier et au début de ce siècle.

Le pur-sang Arabe Egyptien

De type Saqlaoui, réputé pour sa beauté, c'est le plus élégant.
Il est doté d'une ossature fine, une tête expressive mais un peu longue.
Fawzan fut offert à Giscard d'Estaing, lors de sa présidence, par Anouar el Sadate (président Egyptien). Malheureusement, cet étalon a été "boudé" par les éleveurs.
Jean Deleau (éleveur) disait en 1997 :
« Depuis la mort de cet étalon, il n'y a plus, à mon avis, un seul arabe noble aux haras nationaux français. Les pur-sang Egyptiens ont une noblesse que l'on ne trouve nulle part ailleurs...[], mais il faut garder un oeil très critique sur la production égyptienne actuelle ».

L'Egypte avait offert au roi du Maroc, Mohamed V, Burhan et Sud El Aaly, issus de Nazeer (chef de race).
Le pur-sang arabe Egyptien se caractérise par une esthétique propre.
Il a beaucoup d'expression, est très typé avec un chanfrein plus concave, des joues plus larges et un garrot très prononcé.
Toutefois, ses membres sont parfois trop légers avec un corps un peu plat.
La réputation de ce cheval tient à son endurance, à la force de ses tendons et ses sabots.

L'élevage du vice roi, fils de Mohammed Ali (ami de Napoléon), l'avait fait prospérer jusqu'en 1840.
Mais après sa disparition, les chevaux Egyptiens n'ont pas pu maintenir le niveau et l'on s'est tourné alors vers les pur-sang arabes Polonais.

Il reste malgré tout quelques élevages égyptiens sérieux comme celui de Madame Wegdan El Barbary.
Les étalons qui ont fortement marqué l'élevage Egyptien sont : Murafik, Habdan Enzabi et Aswan (qui a fait une carrière en Russie).

Le pur-sang Arabe Polonais

Du type Kouhaylan, il est réputé pour son endurance et son intelligence.
Il a une morphologie plus typée que le pur-sang Arabe français.
Les éleveurs sont parvenus à conserver les qualités sportives des souches françaises, en améliorant le modèle.
Leur sélection est rigoureuse et l'introduction des courses aide à confirmer la vitesse et la vaillance.
Les chevaux courent à partir de l'âge de 3 ans, sous un poids de 56 à 58 kg et une distance de 1600m, pour s'allonger au fur et à mesure de l'âge jusqu'à 2400 m avec un poids allant parfois jusqu'à 68 kg.
Le stud-book Polonais sur les chevaux Arabes, intitulé PASB, apparaît en 1932.

De tout temps, le cheval Arabe a occupé une place de choix dans les Haras Polonais.
Les contacts entre la Pologne et l'Orient datent de 1699, une fois les guerres terminées.

Il y eut de nombreux haras.

La seconde guerre mondiale créa des perturbations.
Il ne restait en Pologne que 52 juments d'élevage.
Elles furent regroupées dans trois haras nationaux :

Ils continuèrent la base de l'élevage après 1945.

Il faut connaître une anecdote survenue en 1864.
Le Sultan Abdülaziz, qui voulait créer un haras à Istanbul, fut obligé d'acheter des chevaux arabes en Pologne.

A cette époque, les chevaux Arabes étaient soumis à une sélection rigoureuse, sur la vitesse et l'endurance, lors de combats, de chasses, des raids, etc ....
Même les poulains devaient traverser à la nage des rivières avant de paître sur des pâturages.
Ceux qui n'y arrivaient pas étaient abandonés.

Le pur-sang Arabe Russe

De type Saqlaoui, comme le pur-sang arabe Egyptien.
Il est très typé course, sans être trop éloigné du type français.
Ses origines remontent dans les années 30 avec l'importation d'étalons Polonais, d'Angleterre et de France.

Le pur-sang Arabe d'Angleterre

Il est plus orienté show "modèle et allures", mais aussi vers le polo et la chasse.
Ses origines remontent à la deuxième guerre mondiale, avec des importations d'étalons Egyptiens, Polonais (par le biais de l'étalon Skowronek) et Espagnols.

Le pur-sang Arabe Espagnol

Il s'est construit ses origines au milieu du XIXème siècle, grâce à l'importation d'étalons du Moyen-Orient, d'Angleterre, de Pologne (L'étalon Van Dyck, fut acheté en 1908 à Bialocerkiew) et de France.

Jedivi (origines espagnoles), étalon du Domaine des Orient Arabians en Vendée, malheureusement disparu.

Jedivi

Le pur-sang Arabe d'Amérique

Il naquit à la fin du XIXè siècle, avec l'importation d'étalons d'Angleterre, et d'Orient.
Mais depuis les années 1950, on y trouve des origines espagnoles, russes et allemandes.
Ils sont utilisés dans de nombreuses disciplines, comme le travail du bétail, l'endurance, l'attelage et surtout les shows.

L'orgueil de posséder un authentique "Asil" a fait naître aux Etats-Unis, un registre : le Blue Arabian Horse Catalog.

Les origines du pur-sang Arabe des pays qui en font l'élevage comme entre autres, l'Allemagne, la Belgique et la Hollande, viennent, comme nous l'avons vu plus haut, de croisements d'étalons importés de différents pays.
En fin de compte, chaque pays a son type en fonction des croisements effectués.
La diversification des souches et des lieux de production a une incidence qu'il semble difficile de rapprocher tous ces pur-sang Arabes, des différents pays.
zadie d'espiens, étalon HN
L'élevage du cheval Arabe a connu son renouveau dans les années 1970.
Les Haras nationaux, pour promouvoir et améliorer l'élevage, ont créé des concours de modèles.
Depuis quelques années, sous l'influences des USA, ces concours sont devenus les Shows que nous connaissons bien.
Actuellement, tout entier Arabe, a le droit de saillir dans sa race, c'est-à-dire qu'il est agréé d'office.
Mais pour avoir le droit de saillir des juments d'autres races, il doit être agréé, afin que les produits puissent avoir des papiers reconnus et appartenir à la race de la mère.
Pour cela, l'entier doit être présenté devant une commission d'agrément.

Cette commission comprend des représentants du Ministère de l'Agriculture, des Haras Nationaux et des associations d'éleveurs des races concernées.
Il existe deux filères.
La première correspond à l'autorisation de croiser avec le Selle Français et l'Anglo-Arabe, on dit que l'Arabe peut saillir "toutes races".
La deuxième filière est celle qui correspond à l'autorisation de saillie pour certains "poneys".

Les stud-books agréant les pur-sang arabes à être étalons pour leur race sont :

Que regarde donc cette fameuse commission d'agrément ?

Les mâles présentés doivent prouver les qualités dont ils disposent dans une ou plusieures disciplines.
Pour le CSO, un niveau minimum est requis, c'est l'indice ISO 110.
A ce titre je me permets de signaler les étalons suivants, indicés en CSO (seuls indices disponibles)
(pour visualiser les pédigrees, se rendre à la page Etalons Nationaux).

- Panama du Cassou ISO 141 (au PIN)
- Tarzan de Jano ISO 122 (Annecy)
- Kal Azar ISO 121 (Besançon)
- Kuik ISO 121 (Blois)
- Quito de Bidache ISO 111 (Compiègne)
- Bingo ISO 112 (Cluny)
- Ramdame ISO 115 (Cluny)
- Shaker el Ainhoa ISO 113 (Pau)
- Eon de Loye ISO 123 (Hennebont)
- Kalem ISO 123 (Hennebont)
- Dunixi ISO 144 (Pompadour)
- Frolic des Pins ISO 111 (Rosières aux salines)
- Elioth ISO 117 (Strasbourg)
- Ainhao al Hadjar ISO 126 (Tarbes)
- Qatar ISO 116 (Tarbes)
- Batal ISO 118 (Uzes)

Les juges observeront le modèle (aplombs, membres ..), les allures, le style à l'obstacle, le cas échéant, et une note de type dans sa race est ajoutée.

Il faut savoir que chaque stud-book fixe ses conditions d'agrément.

Une commission "endurance" vient de voir le jour.
Suivant les performances de l'entier dans cette discipline, les mâles seront agréés soit :
- pour produire des chevaux CS
- pour produire en "toutes races"

Il existe également un Label Loisir, mais les mâles Arabes obtenant celui-ci ne pourront produire que CS et pas dans la race de la mère.
Mais cette condition d'agrément est remise en question : ne plus agréer ces mâles pur-sang arabes.
Ceci reste en suspens pour le moment.

Pour obtenir la liste des étalons Arabes agrées "toutes races" ou poneys : tél : 04 92 18 73 49.

Bien sûr, je le rapelle, tout mâle Arabe a le droit de saillir dans la race ARABE.
Mais, deux idées sont actuellement avancées :

Les résultats en Show ne sont pas considérés comme des performances sportives, les étalons ne peuvent donc pas être agrés, sauf s'ils présentent des performances en courses ou autres ...
Une seule association est reconnue et considérée auprés du Ministère de l'Agriculture, des haras et des associations européenne et mondiale (ECAHO) et (AWAHO), c'est l'ACA (Association nationale du Cheval Arabe).

Rectificatif par Cheval Arabe France

Vous écrivez :
"... est reconnue et considérée auprés du Ministère de l'Agriculture, des haras et des associations européenne et mondiale ( ECAHO ) et (AWAHO), c'est l'ACA (Association nationale du Cheval Arabe)...."

Cela n'est pas la vérité puisque le Ministére de l'agriculture ne reconnaît aucune association de race ( et quelle que soit la race).
Les Haras Nationaux étant un service public eux non plus ne reconnaissent aucune associations de race.
Cela leur est d'ailleurs interdit.

L'ECAHO et la WAHO sont elles aussi des associations qui reconnaissent qui on veut à condition de payer une cotisation.

Toutes les associations loi 1901 étant libres et égales dans notre pays, j'ai recensé une quarantaine d'associations de Pur-sang Arabe en France.

La plus importante est le G.C.A. "Groupement Syndical national des Eleveurs, propriétaires et Cavaliers de Chevaux Arabes en France qui compte plus de 400 membres et plusieurs antennes dans les régions alors que l'ACA qui fut il y a quelques années la plus importante ne compte désormais moins d'une quarantaine de membres.
Rendons donc à César ce qui est à César.


Ses origines Quelques légendes Son histoire et son élevage Sa personnalié et ses qualités Son type et sa morphologie Les étalons: Persik, Bugatti, ... Sommaire

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