L'élevage du pur sang arabe en Europe a commencé...on ne sait pas trop la date exacte, mais il est sûr que Richard Coeur de Lion importa le premier des étalons Arabes.
Par la suite, ses successeurs en firent de même et importèrent des étalons et des juments d'Orient de ... à 1942.
Parmi ses descendants, il faut retenir quelques noms : Byerly Turk (1689), plaisait à Guillaume III, roi d'Angleterre, qui l'acheta et l'inscrivit dans le stud-book qu'il créa et nomma le "Livre des haras royaux".
Darley Arabian, de pure souche Kocklani, fut acheté pour Mr Darley, à Alep, en Sirie.
Et l'illustre Godolphin Arabian qui a une histoire peu commune. Il fut acheté par le comte Godolphin après quelques péripécies.
Louis XV reçut du Bey de Tunis, 8 magnifiques étalons Arabes, qu'il revendit, car il n'appréciait pas les chevaux.
Un charretier parisien devint donc propriétaire d'un étalon, et celui ci, pour gagner son picotin, tirait une arroseuse.
Un Lord Anglais le vit dans la rue et l'acheta à son tour.
Revenu à Londres, avec son "précieux bagage", il le revendit donc au comte Godolphin, qui lui donna donc son nom.
Mais l'étalon ne servait que de bout en train pour les juments destinées à un certain Hogoblin.
Et l'histoire dit, qu'un jour, Godolphin, en testant une des juments, "sa superbe Roxanna", vint contester la suprématie à l'étalon auquel cette jument était destinée, et Gogolphin le tua avant de pouvoir conquérir sa "dulcinée".
De cette union naquit un des plus célèbres chevaux de course de l'époque, ce qui promut l'inscription de Godolphin au stud-book.
Depuis le XVIIème siècle, les étalons Arabes ont été croisés avec des juments indigènes pour donner naissance à de nouvelles races, et le premier produit est le Pur-sang Anglais, né il y a trois siècles dans les Haras Royaux d'Angleterre, issu de ses trois étalons Arabes (Byerley Turk, Darley Arabian et Godolphin Arabian) et des juments les plus rapides du pays.
En Europe de l'Est, l'Arabe est à l'origine des meilleurs chevaux de sport tels que le Wielkoposki en Pologne, le Furioso et le Nonius en Hongrie, le Lipizzan en Yougoslavie.
En Afrique du Nord, il fut croisé avec le Barbe pour donner l'Arabe-Barbe.
En France son sang coule dans les veines du Boulonnais, Landais, Percherons et, dans une moindre mesure du Breton.
En Angleterre c'est dans la race de poneys tels que : le Welsch, le Connemara, le Dartmoor qu'on le retrouve.
En Autriche, le Haflinger est issu du croisement d'un étalon arabe (El Bedivi) avec des juments de montagne.
Nous trouvons également :
L'élevage est parti sur des bases saines du désert, nullement selectionnées comme l'ont été trop souvent les montures de courses.
Sa Majesté le Roi Hussein, conscient des dangers que cela entraînerait pour la race, décida de la protéger ainsi :
le cheval arabe d'origine, héritage inaliénable de son peuple.
C'est de Mehrez que naquit en 1967 Fahra qui donna de nombreuses naissances dont Samham en 1978.
Negrito né en 1962 fut un don d'un sheikh du désert.
Gazella, née en 1958, dont le père est le fameux Sheriff de la race Seglawi, fut découverte dans la campagne. Elle tirait une charrue.
Shammah, elle, servait dans la cavalerie de la police.
Le Haras compte maintenant environ une centaine de chevaux Arabes pure race.
Les étalons, lorsqu'ils ne sont pas offerts à un chef d'état, sont vendus très chers dans le monde entier.
A l'origine, 3 types de chevaux arabes sont reconnus :
le Koukaylan ou Kochlani, véritable cheval classique du désert, de type "masculin"
le Saqlaoui ou Seglivi qui descend du Kouhaylan, représente le type "féminin".
le Mouniqi descend également du Kouhaylan, de taille plus élevée, c'est de lui que descend Darley Arabian
Napoléon l'appréciait en tant que cheval de guerre et imposa son élevage.
La France a été la première à définir le berceau de race en 1884, c'est-à-dire :
"Etre nés dans la région comprise entre la chaîne du Taurus au nord de la Syrie et le Yemen au sud, la mer rouge à l'ouest et le Tigre à l'est.Ceci, afin de permettre l'inscription des chevaux importés au stud-book français.
De plus ils doivent posséder un certificat d'origine indiquant le nom de la famille et de la tribu d'où est issu le cheval".
En France, durant le Second Empire est né l'Anglo-Arabe, d'un croisement entre des pur-sangs anglais importés d'Angleterre et des juments Arabes des Haras Nationaux.
L'inverse est vrai aussi puisque les HN français ont également envoyé plusieurs expéditions (Eugène Gayot prit la tête de certaines d'entre elles) pour ramener d'Orient des étalons arabes pour les croiser avec des juments pur sang (Dahman 1904-1925, importé en 1909, sa mère était de race Chammar, et, Bango furent de ceux-là, stationnés à Pompadour).
Depuis Napoléon, 35 missions d'achat ont été effectué en France avec environ 1.100 chevaux importés.
La dernière mission en 1925, celle de l'inspecteur général Rieu de Madron, avait ramené Soukné (1917-1942), né en Syrie, son père et sa mère de race : Maanaghi Sbeili.
A cette époque les haras français supervisaient l'élevage en Afrique du Nord, et des échanges permanents de reproducteurs avaient lieu entre le Maghreb et la France.
Certaines origines Françaises du pur-sang Arabes viennent donc d'étalons importés d'Orient :
Masoud, qui est à l'origine de l'élevage arabe et anglo-arabe français au début du XIXème siècle, ainsi que Nedjari, Denouste, qui lui, fut exporté en Pologne et donna de nombreux gagnants en course.
Les vieilles souches françaises ont été utilisées par plusieurs élevages étrangers à la fin du siècle dernier et au début de ce siècle.
« Depuis la mort de cet étalon, il n'y a plus, à mon avis, un seul arabe noble aux haras nationaux français. Les pur-sang Egyptiens ont une noblesse que l'on ne trouve nulle part ailleurs...[], mais il faut garder un oeil très critique sur la production égyptienne actuelle ».
L'Egypte avait offert au roi du Maroc, Mohamed V, Burhan et Sud El Aaly, issus de Nazeer (chef de race).
Le pur-sang arabe Egyptien se caractérise par une esthétique propre.
Il a beaucoup d'expression, est très typé avec un chanfrein plus concave, des joues plus larges et un garrot très prononcé.
Toutefois, ses membres sont parfois trop légers avec un corps un peu plat.
La réputation de ce cheval tient à son endurance, à la force de ses tendons et ses sabots.
L'élevage du vice roi, fils de Mohammed Ali (ami de Napoléon), l'avait fait prospérer jusqu'en 1840.
Mais après sa disparition, les chevaux Egyptiens n'ont pas pu maintenir le niveau et l'on s'est tourné alors vers les pur-sang arabes Polonais.
Il reste malgré tout quelques élevages égyptiens sérieux comme celui de Madame Wegdan El Barbary.
Les étalons qui ont fortement marqué l'élevage Egyptien sont : Murafik, Habdan Enzabi et Aswan (qui a fait une carrière en Russie).
De tout temps, le cheval Arabe a occupé une place de choix dans les Haras Polonais.
Les contacts entre la Pologne et l'Orient datent de 1699, une fois les guerres terminées.
Il y eut de nombreux haras.
En 1883, le Haras de Slawuta, propiété du comte Joseph Potoki, forma le noyau du Haras de Antoniny, d'où vient le fameux étalon Skowronek.
En 1845, ce haras possédait environ 408 chevaux Arabes.
Le Haras était connu dans toute l'Europe grâce aux médailles d'or remportées aux expositions de Paris par l'étalon Iskander Pasza et la jument Melpomena.
La seconde guerre mondiale créa des perturbations.
Il ne restait en Pologne que 52 juments d'élevage.
Elles furent regroupées dans trois haras nationaux :
Il faut connaître une anecdote survenue en 1864.
Le Sultan Abdülaziz, qui voulait créer un haras à Istanbul, fut obligé d'acheter des chevaux arabes en Pologne.
A cette époque, les chevaux Arabes étaient soumis à une sélection rigoureuse, sur la vitesse et l'endurance, lors de combats, de chasses, des raids, etc ....
Même les poulains devaient traverser à la nage des rivières avant de paître sur des pâturages.
Ceux qui n'y arrivaient pas étaient abandonés.
Jedivi (origines espagnoles), étalon du Domaine des Orient Arabians en Vendée, malheureusement disparu.
L'orgueil de posséder un authentique "Asil" a fait naître aux Etats-Unis, un registre : le Blue Arabian Horse Catalog.
Cette commission comprend des représentants du Ministère de l'Agriculture, des Haras Nationaux et des associations d'éleveurs des races concernées.
Il existe deux filères.
La première correspond à l'autorisation de croiser avec le Selle Français et l'Anglo-Arabe, on dit que l'Arabe peut saillir "toutes races".
La deuxième filière est celle qui correspond à l'autorisation de saillie pour certains "poneys".
Les stud-books agréant les pur-sang arabes à être étalons pour leur race sont :
Que regarde donc cette fameuse commission d'agrément ?
Les mâles présentés doivent prouver les qualités dont ils disposent dans une ou plusieures disciplines.Les juges observeront le modèle (aplombs, membres ..), les allures, le style à l'obstacle, le cas échéant, et une note de type dans sa race est ajoutée.
Il faut savoir que chaque stud-book fixe ses conditions d'agrément.
Une commission "endurance" vient de voir le jour.
Suivant les performances de l'entier dans cette discipline, les mâles seront agréés soit :
- pour produire des chevaux CS
- pour produire en "toutes races"
Il existe également un Label Loisir, mais les mâles Arabes obtenant celui-ci ne pourront produire que CS et pas dans la race de la mère.
Mais cette condition d'agrément est remise en question : ne plus agréer ces mâles pur-sang arabes.
Ceci reste en suspens pour le moment.
Pour obtenir la liste des étalons Arabes agrées "toutes races" ou poneys : tél : 04 92 18 73 49.
Bien sûr, je le rapelle, tout mâle Arabe a le droit de saillir dans la race ARABE.
Mais, deux idées sont actuellement avancées :
Rectificatif par Cheval Arabe France
Vous écrivez :
"... est reconnue et considérée auprés du Ministère de l'Agriculture, des haras et des associations européenne et mondiale ( ECAHO ) et (AWAHO), c'est
l'ACA (Association nationale du Cheval Arabe)...."
Cela n'est pas la vérité puisque le Ministére de l'agriculture ne reconnaît aucune association de race ( et quelle que soit la race).
Les Haras Nationaux étant un service public eux non plus ne reconnaissent aucune associations de race.
Cela leur est d'ailleurs interdit.
L'ECAHO et la WAHO sont elles aussi des associations qui reconnaissent qui on veut à condition de payer une cotisation.
Toutes les associations loi 1901 étant libres et égales dans notre pays, j'ai recensé une quarantaine d'associations de Pur-sang Arabe en France.
La plus importante est le G.C.A. "Groupement Syndical national des Eleveurs,
propriétaires et Cavaliers de Chevaux Arabes en France qui compte plus de 400 membres et plusieurs antennes dans les régions alors que l'ACA qui fut il y a quelques années la plus importante ne compte désormais moins d'une quarantaine de membres.
Rendons donc à César ce qui est à César.
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