Le stress


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Traduction du mot anglais : tension, contrainte.

Omniprésent, le stress a des conséquences importantes sur la santé du cheval (nerveuses, hormonales, immunitaires) et sur ses performances.

La plupart du temps, le cheval vit à un rythme que l'homme lui impose qui est bien souvent en contradiction avec son mode de vie naturel. La méconnaissance de ses besoins primaires est à l'origine de la majorité des méformes.

Les pulsions ou l'instinct du cheval, qui sont l'expression d'une mémoire génétique, garantissent depuis toujours la survie de l'espèce.
Son adaptation à ces conditions de vie est donc superficielle et lorsqu'il ne peut éviter un stimulus désagréable, si le cheval ne peut fuir, cela va créer une perturbation prolongée.
C'est la phase de résistance durant laquelle une hormone est prédominante : le cortisol.

Il peut provoquer :

Un blocage immunitaire qui ouvre la porte à toute pathologie microbienne, virale et tumorale.
Une rétention de sels dans un système artériel rétréci (production accrue d'adrénaline vasoconstrictive qui entraîne ou renforce une vasoconstriction, c'est à dire une réduction de calibre des vaisseaux sanguins) avec hypertension, hémoragies (épistaxis), coliques, ulcères de l'estomac, etc...

L'organisme fait ses ajustements plus sereinement pour le système neuro endocrino immunitaire.
Tout va dépendre de la nature, de l'intensité, de la durée et de la fréquence du facteur stress.
Le stress peut être chronique s'il est répété régulièrement.

Une agression brutale une émotion adrénaline fuite retour à un équilibre normal

Le syndrome général d'adaptation

Au stress, l'organisme répond en 3 phases:

  1. La réaction d'alarme, intense et de courte durée.
    L'hormone qui domine est l'adrénaline une attaque ou une fuite.

  2. C'est un ajustement de l'organisme, avec en général un contrôle des émotions.
    L'hormone dominante est le cortisol.
    Tout dépend en fait de l'agression et de la faculté du cheval à s'y adapter, de sa susceptibilité et d'un vécu antérieur.
    Si la phase de résistance est trop longue et l'adaptation impossible 3èmephase.

  3. L'organisme s'épuise (système neuro endocrinien), il est incapable de faire face et la porte est ouverte à des pathologies très variées.

Le stress peut être la cause également d'une fatigue avant l'effort et au niveau comportemental, il peut engendrer les tics.

La compétition sportive est un stress au sens propre pour le cheval. Il s'adapte à l'effort demandé, d'autant plus facilement qu'il a été préparé par l'entraînement.
Cela est net pour le cheval d'endurance, qui doit réaliser son effort en état d'adaptation.
Le sprinter, quant à lui, réalise le sien en état d'alerte ou de résistance et doit vite s'arrêter.

Même si l'on a libéré le cheval de certains facteurs stress dans sa vie en liberté, nous lui en donnons bien d'autres et bien plus stressants.
Nous l'emprisonnons dans un environnement artificiel totalement stressant.
On lui impose l'isolement social, de l'inaction, l'internement en box, avec une sortie au moins par jour, une alimentation guère variée et à heure fixe, des transports, des bruits bizarres, des conflits, un entraînement, des compétitions, etc ...

Une bonne connaissance de l'éthologie et de la physiologie du cheval permet de mieux le comprendre.

Ignorer les causes de stress du cheval et les effets qui en découlent provoquerait une dégradation progressive de l'état de santé.
Pour essayer de palier, on assiste à une surmédication, à une escalade de mesures palliatives, dont beaucoup peuvent être nuisibles, et l'on arrive au surmenage, à l'usure précoce ...


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