Détresse respiratoire


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L'anatomie et la physiologie (science étudiant le fonctionnement d'un organe ou d'un organisme vivant) du cheval le prédisposent à une détresse respiratoire, lors d'une obstruction des VAS (voies aériennes respiratoires supérieures) ou des voies respiratoires inférieures (VRI).

Certaines affections peuvent entraîner l'apparition de signes d'insuffisance respiratoire entraînant une perturbation du transport de l'oxygène aux tissus, comme :

Traitement

En premier lieu, il faut localiser les lésions.
Quand la source de l'affection a été identifiée, le but premier est de maintenir l'oxygénation des tissus et la fonction des muscles respiratoires.

Différentes techniques d'accés aux VAS existent.

L'intubation nasotrachéale

Elle consiste à passer une sonde endotrachéale par les voies nasales jusqu'à la trachée. L'introduction s'effectue comme celle d'une sonde nasogastrique. Quand la sonde a atteint le pharynx, le cheval commence à déglutir.
Il faut maintenant placer sa tête en extension pour pouvoir positionner la sonde dans la trachée. L'arrêt de la gêne respiratoire indique que la sonde est bien placée.
On fixe ensuite la sonde à l'aide d'un adéhésif ou alors elle peut être suturée à la narine.

On l'emploie lors de paralysie partielle et temporaire du larynx, suite à une A.G (anesthésie générale). Elle est contre indiquée en présence de corps étranger, de fractures et d'oedème.

La trachéotomie

On l'emploie lors d'une détresse aiguë, abcès rétropharyngés ...
En général, les chevaux présentant cette détresse sont particulièrement difficiles et agités. Malgré une technique de chirurgie assez simple, elle peut être délicate à réaliser sur ces chevaux.

Il faut savoir que sur un cheval en détresse respiratoire aiguë, on n'utilise pas de tranquilisation car celle-ci pourrait aggraver l'insuffisance respiratoire.

Le site de la trachéotomie doit être nettoyé tous les jours. Lorsque le problème respiratoire initial est résolu, on retire la canule et on laisse cicatriser.

Les médicaments

Les bronchodilateurs

La bronchoconstriction (contraction des muscles bronchiques, entraînant une diminution du calibre des bronches) étant souvent présente lors de troubles pulmonaires, il semble logique d'utiliser des bronchodilatateurs, mais ceux-ci ont des limites à leur usage systématique.
L'efficacité du clenbutérol varie en fonction de la dose utilisée. A fortes doses, il peut avoir des effets secondaires comme des tremblements, une sudation, de l'exitation, une tachycardie ..

Les anti inflammatoires stéroïdiens

Les mucolytiques

Les sécrétions entraînent des obstructions, d'où l'intérêt d'en administrer.
Le furosémide a un rôle diuritique et vasculaire, mais avec des intiinflammatoires non stéroïdiens comme la phénylbutazone, son éfficacité est réduite.


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