Interrupteur SonPsychologie du cavalier dans le travail du jeune cheval

Le jeune cheval n'a pas terminé sa croissance et il n'est physiquement pas toujours prêt à effectuer ce que l'on demande. Il en est de même psychologiquement.

Essayer d'obtenir tout, tout de suite, est une erreur. Il est préférable de faire un bilan de ce qui ne va pas. Mais pour ça, il faut savoir observer son cheval dans ses déplacements, sa morphologie, ses défauts d'allure et essayer de le comprendre ...

Il faut savoir être exigeant, mais savoir faire des concessions en tenant compte des possibilités de son cheval.

Ne pas aller contre le jeune cheval mais lui faire accepter une situation et la lui rendre agréable.

En cherchant à tout prix à changer un cheval on va bien souvent à l'encontre de ce que l'on désire.

Tout l'art du cavalier réside dans sa faculté à savoir s'adapter à son cheval pour en tirer le meilleur.

Ne jamais faire ce que le cheval anticipe. S'il a tendance par exemple à précipiter en ligne droite, on va l'obliger à ralentir ou s'il ralentit sur des voltes on l'oblige à se soutenir.

Avec les jeunes chevaux, il faut être très clair dans ses aides, bien l'encadrer et être stable dans le haut de son corps, et être logique dans ses demandes. Beaucoup de difficultés proviennent du fait que le jeune cheval ne comprend pas ce qu'on lui demande alors qu'il est tout à fait capable de le faire.

En général, un cheval entraîne son cavalier dans une position qui lui facilite la tâche, ce qui permet d'entretenir son défaut et de travailler moins. S'adapter à son cheval ne veut pas dire le suivre dans ses défauts. Par exemple, un cheval avec un dos creux, incite à le monter assis, alors on va plutôt alléger son assiette, en le soutenant dans le bas des jambes pour soulager son dos et l'obliger à se tenir.

Un jeune cheval, il faut savoir l'attendre sans rien lui demander de spécial.

Il faut surtout être patient et se souvenir que si le physique n'est pas prêt, il sera incapable de faire ce qu'on lui demande et son moral "en prendra un coup".

Les difficultés doivent être progressives.

Toute méthode de dressage doit avoir pour base la mise en condition du cheval.

La proportion à établir entre la gymnastique du jeune cheval et son entraînement doit être soigneusement réglée car il ne faut pas perdre de vue que le développement physique et moral est soumis aux lois de la nature.

Aucune exigence ne peut se substituer à l'oeuvre du temps.

Patience, graduations dans les efforts sont les maîtres mots.


« Aller lentement, c'est aller vite »


« Seul un cavalier qui aura su pénétrer le moral du cheval et interpréter son comportement pourra exiger un maximum de performances »

Hans Handel

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