Interrupteur SonPsychologie du cavalier pour le travail du jeune cheval

«Dresser un cheval, c'est lui inculquer une discipline»
(Général Décarpentry)

C'est-à-dire soumettre le cheval à toute demande du cavalier.

Pour que le cheval exécute un ordre, il faut qu'il l'ait clairement compris. La communication cavalier-cheval repose donc sur un "langage" : le langage des aides.

Pour dresser, il faut enseigner ce langage au cheval afin d'obtenir la disposition de ses forces musculaires.

Tout dressage repose sur des règles de psychologie animale.

Ne pas les respecter peut provoquer incompréhension, angoise et révolte.

Un cheval obéit mieux à l'homme qu'il aime qu'à l'homme qu'il craint.

Il faut donner au cheval la notion du Bien et du Mal en faisant intervenir, dès l'exécution, récompense ou punition.

Dans les débuts, ces effets doivent être très nets.

Pour récompenser :
caresses, flatteries de la voix, friandises, repos, retour à l'écurie ...
Pour punir :
rappel à l'ordre de la voix, correction sans brutalité ni violence si cela s'avère nécessaire (rare).

L'usage de la voix, dont le ton peut marquer la satisfaction ou la réprobation, est très bénéfique. La caresse ne sera perçue comme récompense que lorsque, dans son esprit, le cheval l'aura associé à d'autres satisfactions, friandises, repos, détente à l'herbe etc...

Chaque fois qu'un cheval marque un progrès, il faut le lui faire savoir par une récompense.

Si la soumission est obtenue dans la contrainte, elle sera remise en cause à la première occasion.

Ne pas punir les moments de gaieté du cheval sauf s'ils sont pretextes à une désobéissance.

Un cheval ne peut soutenir sont attention longtemps. Il faut donc lui donner des temps de travail courts, environ 10 minutes, séparés par des moments de détente. De courtes séances de travail sont plus bénéfiques que de longues séances.

Un arrêt du travail doit intervenir après un exercice bien fait. S'il arrive un problème en fin de séance, le mieux et de ne pas insister et de demander un exercice facile que le cheval exécutera aisément et arrêter la reprise. Le problème sera bien entendu retravaillé le lendemain après la détente.

Il faut éviter les mouvements de colère que le cheval ne comprend pas et qui le perturbent.

La constitution mentale du cheval a une influence considérable sur son dressage.

Le cheval a de la mémoire. C'est une qualité qui va faciliter le dressage quand on sait en profiter, mais qui peut rendre dangeureuses les erreurs. Il est difficile et horriblement long de redresser un cheval, c'est-à-dire de lui faire oublier de mauvaises leçons, ou autres.

On s'étonne parfois de ne pouvoir obtenir un mouvement que le cheval faisait correctement la veille. Il peut être courbaturé comme nous ..., il faut y penser.

Le cavalier dans le travail du jeune chevalRetour au sommaire