Monter la première fois un poulain


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Monter la première fois un poulain

Les techniques pour monter pour la première fois sont multiples.
L'important est de prendre son temps

Si le cheval dans «son éducation de poulain» a été habitué au surfais, puis à la selle, donc à être sanglé, monter dessus en général n'est que formalité.
Le poulain est toujours plus effrayé par le sanglage lui même.

La régle est de ne jamais surprendre le cheval, ne jamais lui faire peur, travailler soi même dans la décontraction.
Si l'on est obligé de sévir, il suffit d'élever la voix, le cheval à toujours une crainte à fleur de peau, ensuite il faut rassurer et décontracter.

Normalement l'association punition et récompense sont déja bien comprise, si bien sur, il a était manipulé dans sa tendre enfance.

Une fois à cheval, il est important de tout de suite faire marcher le cheval, le mettre dans le mouvement en avant avec un aide le tenant en main.

Le cheval qui a pour la première fois un cavalier sur son dos est dérouté.
Pourquoi ?
C'est comme si l'on portait sur ses épaules un enfant de 15 kg pour la première fois
Avec ce poids suplémentaire, ni fixe, ni attaché ....on ne peut courrir, sauter en pleine décontraction sans être obligé de modifier notre équilibre.
Il en est de même pour le cheval.

Son reflexe naturel est plutôt de rester immobile, l'arrière main contractée et la queue serré entre les jambes, c'est pourquoi, la mise en avant est nécessaire.
Si le poulain bondit, il n'y a qu'à attendre que cela se passe en ne se servant ni de ses mains ni de son assiette, on se contente de rester en équilibre :-))

Le cavalier doit le plus possible se faire oublier, en oubliant d'ailleurs toute action de main, il est préférable de se tenir au collier ou à la sangle mis autour de l'encolure, que de vouloir se raccrocher aux rênes.

«La main n'existe que pour recueillir l'impulsion, tant qu'il n'y a pas d'impulsion, il est inutile de chercher à utiliser les rênes.»

Dés que le poulain a été enfourché deux ou trois fois en manège, il est préférable de sortir à l'extérieur (c'est mon point de vu).
Un cheval se livrera plus dehors qu'enfermé entre 4 murs.

Le meilleur moyen est de partir en extérieur avec devant un cheval calme, pour faire juste un petit tour ...vous n'allez pas partir en balade (quoique ...??...cela m'est déjà arrivé)

La monte de débourrage est un peu particulière, dans le sens, ou elle se rapproche plus de la monte «naturelle» que de la monte en manège.
Mieux vaut être légérement en suspension.
Pourquoi ?

L'assiette du cavalier a tendance à agir comme une contrainte pour le cheval, car elle est incomprise et pourrait aboutir à une défense.
En se mettant en suspension, on allège son poids et l'on peut jouer avec son centre de gravité.
En plaçant celui-ci en avant de celui du cheval, on l'oblige à se porter en avant pour rattraper son équilibre et l'on provoque l'engagement des postérieurs.
Il faut savoir aussi que le poulain a un équilibre assez flottant, des foulées irrégulières dans leur amplitude et dans leur axe.
C'est pour cela, que la monte doit être passive.

Les rênes ne sont qu'un couloir dans lequel il faudra faire entrer le cheval, donc pas question de voir des mains ongles se faisant face séparées à peine de 5 cm
Les mains doivent être de chaque coté des épaules du cheval avec des rênes lâches

En général une défense de la bouche a pour origine une contraction de l'arrière main, qui est presque inévitable au début, à cause du poids du cavalier, donc pensez à vous mettre en suspension.

Pour demander l'arrêt, il suffit de mettre son poids vers l'arrière et vers le haut, en s'aidant de la voix avec un OH ! (qu'il doit connaitre parfaitement), ainsi qu'une très lègère fermeture des doigts sur les rênes.

Si un poulain accélère, c'est qu'il est gené et c'est par perte d'équilibre.
Jamais un poulain (en confiance, qui a été travaillé dés son plus jeune âge) ne s'emballera, il est trop gené pour le faire, sauf, si l'action des mains tenant les rênes lui offre un point d'appui pour son équilibre.

Et voilà, un grand pas de fait ...reste à concretiser pour la suite