Le débourrage


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Qu'est ce le débourrage ?

Comme nous l'avons vu plusieurs fois, le langage cheval-homme, s'apprend dès le premier contact du poulain avec l'homme, c'est à dire à la naissance.
C'est à ce moment que commence le «débourrage».

Dresser un cheval n'a rien à voir avec «monter en dressage».

Il faut sans cesse chercher le calme, demander peu et au bon moment, et surtout, avoir le souci du pourquoi des réactions du poulain.

La mise en confiance est le facteur essentiel de la réussite de son «dressage».
Seule, la progressivité des demandes permet de créer et d'entretenir la confiance.
Aller vite, risque fort de tout compromettre et n'aboutit qu'à une perte de temps.

Débourrer, c'est donner au cheval les bases nécessaires, tant physique que morales, pour pouvoir supporter plus tard, un entrainement propre à sa ou ces disciplines.

Le travail de débourrage va bien au delà (pour moi) de l'acte de monter pour la première fois le cheval.

L'usure prématurée des chevaux est également due à l'absence d'un débourrage correct et d'un travail qui ne tient pas compte d'une musculature trop superficielle, d'une ossification qui n'est pas terminée, d'un système cardio-vasculaire «tout jeune», d'un appareil respiratoire qu'il faut fortifier et de la personnalité du cheval qui doit pouvoir s'exprimer.

Un cheval qui a le «moral» cassé, et que l'on «brime» sans cesse sous prétexte qu'il ne faut pas qu'il bouge une oreille, sera un cheval triste, peu enclin à participer aux exercices que l'homme lui demandera.
Pour qu'un cheval soit «bien», il doit avoir la possibilité d'exprimer sa joie et sa gaité.

Les mauvais souvenirs sont très tenaces, c'est pour cela que le «débourrage» entre aussi dans un facteur clé, pour l'avenir du cheval.

le poulain a encore une mémoire vierge et il gardra de ses premiers rapports avec l'homme une profonte empreinte.
L'homme devenu par la force des choses chef de troupeau doit inspirer la confiance et l'autorité.
Il faut vraiment pousser à bout un cheval pour que celui ci devienne dangereux et/ou méchant.

Les conditions idéales pour le «débourrage» sont réunies sur le lieu d'élevage.
Souvent les poulains quittent l'élevage du jour au lendemain pour se retrouver dans un lieu inconnu où ils sont privés de tout ce qu'ils connaissent (voix, habitudes, nouriture, un travail nouveau et pas toujours bien adapté .....), enfin de compte, c'est comme un deuxième sevrage et bien souvent il y a un traumatisme psychologique, qui se traduit, soit par du caractère, une apathie, un manque d'appêtit et de gaité.
De plus, il ne faut pas oublier que tout ceci arrive encore au moment de la croissance, et bien souvent les traces sont longues à cicatriser.

Être monter pour la première fois par quelqu'un qui depuis la naissance s'occupe de vous, vous donne à manger et vous manipule tous les jours, n'a rien d'effrayant.
Comme je l'ai dit dans le chapitre éducation du poulain, il y a maintes et maintes choses à faire tous les jours, cela entraine une obéissance «naturelle», spontanée et confiante.

Aucun de mes poulains ont bougé lors de la première monte.
La fin pour moi, du débourrage se signe par :

  • un cheval qui supporte le cavalier
  • monté, marche aux trois allures
  • est capable de partir au galop sur allongement du trot
  • de sauter un obstacle au galop de 80 cm appelé et encadré
  • de s'arrêter sur une tension progressive des rênes
  • de sortir en extérieur parmi voitures et tracteurs..

    La véritable difficulté réside dans le dosage du travail.
    Il faut savoir s'arrêter.

    C'est pourquoi, il est vain de proposer ou d'imaginer un travail type pour l'année, car c'est le cheval qui dit lui même ce qu'il doit faire.

    Ne pas oublier que tout ceci n'est qu'une base de travail et qu'avant d'aller plus loin, le cheval a besoin d'un travail approprié afin d'être en condition pour pouvoir aller de l'avant.

    Le deuxième stade, c'est le dressage qui commence.