L'allergie alimentaire


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Une allergie alimentaire peut être induite par l'ingestion de blé, d'avoine, d'orge, de son, de luzerne, de suppléments alimentaires et des agents conservateurs.

Cette allergie serait causée par de multiples mécanismes immunologiques incluant des réactions d'hypersensibilité de type I, III et IV et pourrait aussi résulter du déclenchement non immunologique de la dégranulation des mastocytes (cellule cytoplasmique) ou être la conséquence de mécanismes encore inconnus.

Dans un premier temps, elle correspond donc à une réaction immunologique (antigène/anticorps) à l'encontre d'une protéine alimentaire ou à une suralimentation azotée ou glucidique.
La suralimentation azotée entraîne une libération d'ammoniac, d'histamine et d'endotoxines.
La suralimentation glucidique entraîne une alcalinisation du contenu digestif.

Elle est plus souvent due, à une suralimentation azotée.
Si le régime alimentaire n'est pas réduit, le cheval risque, entre autres, soit des coliques, soit une fourbure, soit une myoglubinurie ou une allergie alimentaire.

L'hypersensibilité alimentaire est une dermatose assez rare et non saisonnière.

Les facteurs déclenchants sont donc divers avec des manifestations aussi diverses.

Dermite

Lorsque l'allergie allimentaire s'exprime par un urticaire, les autres causes possibles relatif à l'urticaire sont exclues.

Entérite

Le diagnostic est confirmé par un régime restrictif pendant 3 semaines ou plus suivant le cas.
Tous les aliments concentrés, suppléments et autres sontretirés.
Ensuite, l'observation, prend le relais ...

Des tests sanguins(ELISA ou RAST) n'ont pas encore été validés et des résultats faux-négatis ou faux-positifs sont fréquents.


Une petite histoire :

J'ai connu une jument qui faisait des crises d'urticaire suite à une ration trop forte.

Sa propriétaire a changé chaque composant de son alimentation, l'un après l'autre, pensant à une allergie spécifique à un aliment bien précis, enlevant foin et paille également. Mais la jument continuait toujours à faire de l'urticaire (sans aucun autre symptôme).

L'environnement, suivant les conseils du vétérinaire, fut changé.
Mais rien n'y faisait.
Pour éviter tout problème, le vétérinaire avait mis cette jument sous corticoïdes car elle était vraiment pleine de boutons.

N'ayant jamais vu de cas similaire, je suis allée voir cette jument avec l'accord de sa propriétaire.
Lorsque je l'ai vue, une chose m'a frappée hormis ses boutons : pour moi, elle était trop bien portante, bien grassouillette quoi !.
J'ai donc suggéré de la mettre à la diète quelques jours (ne pensant pas du tout régler son problème, mais pour lui éviter une autre pathologie telle qu'une fourbure, etc...).

Le 2ème jour, sa propriétaire me dit qu'elle croit qu'elle a moins de boutons, et au bout de 6 jours, (ration paille et un tout petit peu de foin) plus aucun bouton.

Les doses de corticoïdes étaient en fonction de l'intensité des éruptions cutanées: moins de boutons, moins de corticïdes, plus de boutons, plus de corticoïdes...

Ceci m'interpella. Hasard ou corrélation ???

Ensemble nous refimes son ancienne ration et, petit-à-petit, la ration fut donnée.
Elle n'a plus jamais refait de boutons.
Lors de notre entretien avec le vétérinaire, celui-ci conclut à une allergie alimentaire glucidique.


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