La fourmilière


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C'est une cavité qui résulte de la rupture de liaison entre la corne lamellaire et tubulaire, sur une étendue plus ou moins grande de la muraille.
En clair, c'est une affection du sabot consistant en un décollement de la paroi ou de la muraille du tissu sous jacent.

Structure de la corne pariétale

La membrane kératogène appelée l'enveloppe de chair ou chair du pied, recouvre le tissu sous coutané qui joue le rôle du périoste en enveloppant l'os du sabot (3ème phalange).
Cette enveloppe est un prolongement de la couche dermique de la peau.

Elle se divise en 3 régions :

  1. le bourrelet principal
    Par sa composition est responsable de la formation de la corne tubulaire, qui, poussant de haut en bas, assure la constitution de la paroi.
  2. le tissu podophylleux
    Cannelé ou feuilleté, il est destiné à renforcer la cohésion entre l'enveloppe de chair et la paroi, en produisant une corne lamellaire.
  3. la chair veloutée

Les origines de la fourmilière

Elle peut prendre naissance avec une petite seime ou faille entre la sole et la paroi.
Des débrits de toutes sortes s'y introduisent, ce qui va agrandir le décollement et quelquefois un abcès peut se former et compliquer le tableau clinique.

La fourbure chronique étant une inflammation des lames podophylleuses qui sont sous la paroi, génère une fourmilière à court ou moyen terme.

Les traitements

Le maréchal ferrant se servira du rogne-pied ou de la reinette, les petites cavités seront curetées de leur corne désagrégée.
Ensuite la fourmilière sera nettoyée au phénol pur et remplie de goudron végétal, de thérébenthine ou de cire, le tout additioné d'étoupe ou de filasse de chanvre.

Il est préférable de traiter de manière radicale dès le début car il n'est pas rare que les cavités de la fourmilière se développent, s'agrandissent et qu'elle devienne difficile à soigner.

Le maréchal devra ferrer avec un fer couvert à planche ou à plaque selon l'étendue de l'affection avec une bonne ajusture, muni de pinçons complémentaires latéraux.
Il doit s'assurer de la liaison parfaite entre la corne tubulaire et la corne lamellaire.
Aucune fente noire ou noirâtre ne doit subsister, car ce serait le départ de nouvelles cavités.

Il arrive qu'il soit obligé de dépasser la rosée et de léser la membrane kératogène. C'est un incident sans trop d'importance si les soins antiseptiques sont réalisés.

Ne faire travailler le cheval qu'au pas.


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