C'est une cavité qui résulte de la rupture de liaison entre la corne lamellaire et tubulaire, sur une étendue plus ou moins grande de la muraille.
En clair, c'est une affection du sabot consistant en un décollement de la paroi ou de la muraille du tissu sous jacent.
Structure de la corne pariétale
Elle se divise en 3 régions :
Les origines de la fourmilière
La fourbure chronique étant une inflammation des lames podophylleuses qui sont sous la paroi, génère une fourmilière à court ou moyen terme.
Les traitements
Le maréchal ferrant se servira du rogne-pied ou de la reinette, les petites cavités seront curetées de leur corne désagrégée.
Ensuite la fourmilière sera nettoyée au phénol pur et remplie de goudron végétal, de thérébenthine ou de cire, le tout additioné d'étoupe ou de filasse de chanvre.
Il est préférable de traiter de manière radicale dès le début car il n'est pas rare que les cavités de la fourmilière se développent, s'agrandissent et qu'elle devienne difficile à soigner.
Le maréchal devra ferrer avec un fer couvert à planche ou à plaque selon l'étendue de l'affection avec une bonne ajusture, muni de pinçons complémentaires latéraux.
Il doit s'assurer de la liaison parfaite entre la corne tubulaire et la corne lamellaire.
Aucune fente noire ou noirâtre ne doit subsister, car ce serait le départ de nouvelles cavités.
Il arrive qu'il soit obligé de dépasser la rosée et de léser la membrane kératogène. C'est un incident sans trop d'importance si les soins antiseptiques sont réalisés.
Ne faire travailler le cheval qu'au pas.