Les parasites digestifs


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Les parasites digestifs de nos chers compagnons sont des helminthes (vers).
L'intestin est l'organe cible et le passage obligé de la majorité des parasites.

Tous les chevaux ont des parasites, à moins des les élever dans des bulles aseptisées.
Le parasitisme est inévitable, mais l'infestation à fort degré, lui, est évitable.
Il faut savoir qu'un cheval parasité a besoin d'environ 10% au moins de supplément alimentaire dans sa ration.

Le parasitisme se transmet par l'ingestion de larves issues des oeufs éliminés dans les crottins.

Les parasites digestifs sont classés en 2 groupes :

les vers ronds ou Némathelminthes
Regroupent la majorité des parasites du cheval
Les Némathelminthes, ou vers ronds, dont les plus grandes formes étaient connues bien avant l'ère chrétienne, n'ont suscité que tardivement la création d'une branche distincte en zoologie.
Aristote fut, à notre connaissance, le premier à remarquer l'existence de vers plats et de vers ronds.
Pour obtenir un groupement plus naturel des vers parasites, il fallut cependant attendre 1851

les vers plats ou Plathelminthes
Ils sont plus rares (ténias et douve)


Les parasites sont très évolués.
Ils ont une structure antigénique beaucoup trop compliquée pour faire un vaccin, et de plus, ils s'adaptent à la réponse immunitaire.
Ils sont capables de déjouer les défenses par des techniques immunologiques, ils copient les antigènes de l'hôte ou modifient sans arrêt leur propre structure antigène.

De part leurs capacités d'adaptation, les parasites s'accoutument rapidement aux vermifuges ne contenant qu'une ou deux molécules.
Celles-ci doivent être de plus en plus toxiques.

Un parasitisme léger ne doit pas générer l'emploi d'une molécule lourde.

Certaines molécules ne sont pas anodines puisqu'il y a des contre-indications pour les poulains, les poulinières, et le cheval peut réagir à une agression chimique au niveau digestif.

A noterIl faut vermifuger, mais intelligemment

Le surparasitisme est donc lié à une déficience du terrain organique (effondrement immunitaire lié au stress, carences minérales, abus de médicaments...) ou aggravé par des phénomènes de résistance (conséquences de nos interventions) ou son environnement est un véritable bouillon de culture.
Un cheval parasité peut manger bien et même beaucoup sans prendre d'état.
Son poil est terne, cassant.
Il est triste, fatigué, et mouille vite au travail.

Deux solutions

Renforcer les défenses propres du cheval (environnement, alimentation...)
et/ou
Poursuivre la guerre chimique à outrance

La tendance actuelle à multiplier les interventions palliatives de plus en plus agressives signe une incapacité à entrevoir et résoudre les causes profondes d'un parasitisme devenu pathologique.

Aucun vermifuge n'est convenablement larvicide sur tous les stades, il faut donc des vermifugations adaptées aux conditions épidémiologiques.
Les vermifuges chimiques sont des toxiques dont l'emploi doit être ponctuel et non routinier.
En aucun cas la vermifugation doit être un acte de routine qui donne bonne conscience.
Un vermifuge n'est pas un vaccin.

Certaines personnes disent qu'il faut vermifuger en lune descendante, 3 ou 4 jours après la pleine lune.


Les diagnostics de laboratoire

La prophylaxie

L'humidité favorise le développement des parasites.
Les box doivent donc être propres et secs, ainsi que les mangeoires et abreuvoirs.

Le fumier doit être stocké pendant 1 an avant d'être épendu en prairie.

En règle générale, le degré de contamination d'une prairie par des larves infestantes est fonction de la prolificité des espèces parasitaires présentes et de la densité des chevaux sur la surface de la prairie.
L'herbe n'a pas le temps de pousser suffisamment et le cheval la consomme à même le sol, ce qui augmente l'ingestion des larves infestantes.
Lorsque l'herbe se fait rare, les chevaux iront pâturer dans les zones de refus où ils déposent leurs crottins et qui sont les plus fortement infestées par les parasites.
Il faut savoir que la consentration des larves infestantes dans les aires de refus peut être d'environ 15 fois supérieur à celles des zones pâturées.
Donc, si la densité des chevaux est excessive, les chevaux pâturent les zônes de refus, et le risque d'infestation s'accroit.

La sécheresse et le gel ont un effet sur la destruction des larves présentes en milieu extérieur, mais en France, climat tempéré, mieux vaut ne pas trop compter uniquement la-dessus.

Dans des conditions sanitaires normales, les chevaux ne pâturent pas à proximité des aires de crottins.

Il faut donc éviter :

NB : seuls les parasites les plus rencontrés sont cités dans cet exposé.
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