Les parasites digestifs de nos chers compagnons sont des helminthes (vers).
L'intestin est l'organe cible et le passage obligé de la majorité des parasites.
Tous les chevaux ont des parasites, à moins des les élever dans des bulles aseptisées.
Le parasitisme est inévitable, mais l'infestation à fort degré, lui, est évitable.
Il faut savoir qu'un cheval parasité a besoin d'environ 10% au moins de supplément alimentaire dans sa ration.
Le parasitisme se transmet par l'ingestion de larves issues des oeufs éliminés dans les crottins.
Les parasites sont très évolués.
Ils ont une structure antigénique beaucoup trop compliquée pour faire un vaccin, et de plus, ils s'adaptent à la réponse immunitaire.
Ils sont capables de déjouer les défenses par des techniques immunologiques, ils copient les antigènes de l'hôte ou modifient sans arrêt leur propre structure antigène.
De part leurs capacités d'adaptation, les parasites s'accoutument rapidement aux vermifuges ne contenant qu'une ou deux molécules.
Celles-ci doivent être de plus en plus toxiques.
Un parasitisme léger ne doit pas générer l'emploi d'une molécule lourde.
Certaines molécules ne sont pas anodines puisqu'il y a des contre-indications pour les poulains, les poulinières, et le cheval peut réagir à une agression chimique au niveau digestif.
Il faut vermifuger, mais intelligemment
Le surparasitisme est donc lié à une déficience du terrain organique (effondrement immunitaire lié au stress, carences minérales, abus de médicaments...) ou aggravé par des phénomènes de résistance (conséquences de nos interventions) ou son environnement est un véritable bouillon de culture.
Un cheval parasité peut manger bien et même beaucoup sans prendre d'état.
Son poil est terne, cassant.
Il est triste, fatigué, et mouille vite au travail.
Deux solutions
La tendance actuelle à multiplier les interventions palliatives de plus en plus agressives signe une incapacité à entrevoir et résoudre les causes profondes d'un parasitisme devenu pathologique.
| Aucun vermifuge n'est convenablement larvicide sur tous les stades, il faut donc des vermifugations adaptées aux conditions épidémiologiques. | |
| Les vermifuges chimiques sont des toxiques dont l'emploi doit être ponctuel et non routinier. | |
| En aucun cas la vermifugation doit être un acte de routine qui donne bonne conscience. | |
| Un vermifuge n'est pas un vaccin. |
Certaines personnes disent qu'il faut vermifuger en lune descendante, 3 ou 4 jours après la pleine lune.
La détection d'oeufs de strongles chez des poulains de moins de 6 semaines est due à la coprophagie.
Ces tests ne permettent pas d'estimer la gravités de l'infestation des chevaux.
Il n'existe aucune corrélation fiable entre le nombre d'oeufs excrétés et le nombre de parasites adultes présents.
L'infestation par des strongles larvaires, des gastérophiles ne peut être identifiée.
Si l'on met en évidence des oeufs dans les crottins, on peut conclure que le cheval EST parasité.
Et, si, on ne trouve pas d'oeufs dans les crottins, cela ne veut pas non plus dire que le cheval n'est pas parasité, mais :
Normalement , on ne devrait pas trouver d'oeufs de strongles dans les crottins d'un cheval bien vermifugé.
Elles sont utilisées en complément de l'examen coproscopique, pour déterminer la proportion de petits et grands strongles parmi les oeufs de strongles dénombrés.
La contamination par les larves infestantes ne peut être réellement objectivé que par des numérations larvaires sur des échantillons d'herbe.
C'est simple, mais lourd...
Les strongyloses se traduisent d'une manière inconstante par de l'anémie et de l'éosinophilie.
La cyathostomose larvaire est souvent associée à une leucocytose avec neutrophilie.
Une élévation des IgG et des globulines a été évoquée lors de migrations de larves de nématodes ( grands et petits strongles, ascaris ...)
En résumé, toute augmentation anormale des granulocytes (éosinophiles), doit faire penser à un parasitisme.
Le fumier doit être stocké pendant 1 an avant d'être épendu en prairie.
En règle générale, le degré de contamination d'une prairie par des larves infestantes est fonction de la prolificité des espèces parasitaires présentes et de la densité des chevaux sur la surface de la prairie.
L'herbe n'a pas le temps de pousser suffisamment et le cheval la consomme à même le sol, ce qui augmente l'ingestion des larves infestantes.
Lorsque l'herbe se fait rare, les chevaux iront pâturer dans les zones de refus où ils déposent leurs crottins et qui sont les plus fortement infestées par les parasites.
Il faut savoir que la consentration des larves infestantes dans les aires de refus peut être d'environ 15 fois supérieur à celles des zones pâturées.
Donc, si la densité des chevaux est excessive, les chevaux pâturent les zônes de refus, et le risque d'infestation s'accroit.
La sécheresse et le gel ont un effet sur la destruction des larves présentes en milieu extérieur, mais en France, climat tempéré, mieux vaut ne pas trop compter uniquement la-dessus.
Dans des conditions sanitaires normales, les chevaux ne pâturent pas à proximité des aires de crottins.
Il faut donc éviter :
Plus les chevaux séjournent longtemps dans la prairies, plus il y a de larves infestantes.
Pour optimiser les risques il faudrait changer de prairies environ tous les 15 jours/ 1 mois (maxi), en la réutilisant que 3 mois après.
Donc, moralité, ne pas mettre plus de chevaux que les lieux le permettent.
Mettre des bovins après le passage des chevaux est une bonne chose surtout dans la période de l'année, la plus contaminante en strongles, c'est à dire de l'été à l'hiver.
Cela permet d'interrompre les cycles parasitaires pour les principaux parasides des chevaux, seul, Trichostrongylus-axei est commun et peu pathogène.
Par contre, faire pâturer ensemble, bovins et équidés, peut être nuisible.
Car, les bovins mangent la partie haute de l'herbe, partie qui renferme peu de larves infestantes.
Plus l'herbe devient rase, plus les chevaux peuvent être contaminés.
Lorsque l'on fauche, broye et herse, par temps sec et chaud, cela favorise l'exposition des larves au soleil et celles-ci n'apprécient pas.
Il faut éviter par contre, de herser par temps humide, car cela favorise la dissémination des larves.
On peut aussi drainer les prairies afin d'éviter une trop grande humidité et les traiter avec un engrais chaulé (cyanamide calcique à raison de 300 à 500 kg par hectare en fin d'hiver - ne mettre les chevaux au pré que 1 mois plus tard).
| Parasites digestifs | Ascaris | Gastérophiles | Oxyures | Strongles | Ténias | |
| Douve du foie | Trichonémose larvaire | Autres vers | Vermifugation | Choix du produit | Discussions |