Romarin (Rosmarinus officinalis L. - labiées)

Le romarin accéda au XVIe siècle à une renommée exceptionnelle grâce à la fameuse «eau de la reine de Hongrie» (produit de la distillation de sa macération alcoolique).
Isabelle de Hongrie, qui prétendait en avoir reçu la formule d'un ange, s'en était servi avec succès contre ses propres rhumatismes.

Aux doses médicinales, le romarin est stimulant, antispasmodique, cholagogue.
On l'indique pour ses qualités stimulantes dans les dyspepsies atoniques (lenteurs digestives), les fermentations intestinales, les asthénies (épuisement physique et psychique), le surmenage, la grippe.

En antispasmodique, il est bénéfique dans la catarrhe chronique des bronches, c'est un bon cholagogue et aussi un diurétique

Infusion: de 5 à 15 grammes par litre d'eau et jusqu'à 50 grammes dans l'adynamie (faiblesse musculaire).

Pour les traitements externes, on emploie les sommités cuites dans du vin sur entorses, foulures, contusions, le vin lui-même sur ulcères, plaies, dermatoses parasitaires.

Stimulant général, assure un drainage hépato bilaire, antiseptique pulmonaire, calme la toux, cicatrisant