- Plantain (Plantago major L.)

Des vingt-cinq espèces françaises du genre, plusieurs ont des emplois médicinaux.

On récolte surtout le grand plantain (Plantago major), le plantain lancéolé (P. lanceolata L.), les «herbes aux puces» (P. psyllium L., P. ramosa Asch., P. cynops L.).

Les emplois sont identiques pour les parties vertes.
Les graines officinales proviennent surtout des trois dernières espèces.

La composition chimique, assez mal connue, renseigne peu sur les propriétés.
Les feuilles sont riches en tanin et en pectine, il y a aussi un hétéroside (aucuboside) qui a des propriétés antibactériens et antitussives, des diastases, de l'acide citrique, parfois des saponosides, des taux importants de soude, de potasse, de chlore et de magnésium.

Plantes astringentes, vulnéraires, adoucissantes.

Les feuilles de P. major et P. lanceolata servent, après lavage à l'eau bouillie chaude et trempage prolongé, aux pansements des plaies fraîches ou enflammées, des ulcères (variqueux en particulier), de l'eczéma.

La décoction s'utilise en lotions dans les dermatoses, en compresses sur les hématomes, en collyre (conjonctivite).
On l'obtient en faisant macérer la plante entière, fraîche si possible, à raison de 50 grammes par litre d'eau.

En Haute-Provence, on emploie actuellement avec succès la décoction de P. cynops dans ces mêmes indications et jusque sur des débuts de gangrène, il y aurait un principe antibactérien.

Les feuilles froissées ont un effet de type antihistaminique, rendant leur application sédative après les piqûres d'insectes ou brûlures.

Pour les traitements internes, infusion à 10 p. 100 avec deux à trois tasses par jour en cas de diarrhée, néphrite chronique, hémorragies, lors d'affections pulmonaires (facilitent l'expectoration).

Les graines ont une vieille réputation d'être laxatives, très mucilagineuses, leur effet est supérieur à celui du lin (une cuillerée à soupe au repas du soir).