- Marrube (Marrubium valgare L. - labiées)

Considéré par J.-E. Gilibert (1798) comme «l'une des meilleures plantes d'Europe», le marrube, «mauvaise herbe» fréquente dans tout le Bassin méditerranéen, était déjà considéré comme le spécifique des affections de l'appareil respiratoire dans l'Égypte et la Grèce anciennes.
Le Moyen Âge, qui l'employait couramment dans le traitement des mêmes maux, l'a de surcroît reconnu tonique, cholagogue et diurétique.

Toujours usité en phytothérapie, entrant dans la composition de spécialités antitussives, il a presque déserté la pratique populaire, même là où il croît en abondance.

Le principe actif est une substance amère, la marrubiine
Le marrube contient aussi un certain taux de choline, un peu d'huile essentielle, du tanin, des mucilages, des résines, beaucoup de fer.
Fluidifiant des sécrétions bronchiques, expectorant, le marrube est un excellent remède des affections pulmonaires chroniques, bronchite chronique et asthme.
Emménagogue, cholagogue (indiqué dans l'insuffisance hépatique et l'ictère), et cardiosédatif efficace.

La marrubiine étant insoluble dans l'eau, on emploie de préférence la teinture (50 gouttes, 4 fois par jour).