- Laurier (Laurus nobilis L.; lauracées)

Arbre d'Apollon, plante bénéfique vénérée par tous les anciens peuples méditerranéens, le laurier est aujourd'hui une épice des plus communes dont les pouvoirs thérapeutiques sont oubliés.

L'arôme des feuilles est dû à une huile essentielle de composition très complexe: 45-50 p. 100 d'eucalyptol, avec géraniol, linalol, terpinéol, pinène, phellandrène, acides acétique, valérianique, isobutyrique, etc.
Les baies sont riches de 17-25 p. 100 d'huile balsamique verte, à consistance de beurre, dite «graisse de laurier».

Comme la plupart des épices, le laurier est stimulant et facilite la digestion.

Il se monre efficace en infusion (10-20 g/l; contact 15 mn) pour combattre le manque d'appétit et la dyspepsie (troubles de la digestion) par atonie (par manque de vitalité).

Il s'indique aussi dans les troubles nerveux légers, la bronchite chronique, mais il est à proscrire dans les états d'irritation interne et la gestation.

Dans l'usage externe, la décoction (20-50 g pour 1 litre de vin) ou la poudre de feuilles s'emploient en vulnéraires sur les ulcères et les plaies.
L'huile est un vieil onguent populaire, utile sur les foulures, les douleurs rhumatismales et musculaires, les furoncles, les panaris, etc.
Accessoirement, c'est un parasiticide et un insectifuge.Pour l'obtenir:
faire bouillir pendant une demi-heure dans de l'eau une bonne quantité de baies bien mûres (oct.-nov.), concassées, passer très chaud dans un linge fin en exprimant le jus, laisser refroidir, recueillir l'huile figée à la surface de l'eau et la chauffer au bain-marie pour éliminer toute humidité, mêler au même poids de saindoux frais pour obtenir le «beurre de laurier» officinal.
L'huile pure, en onctions, éloigne les moustiques.

Les feuilles broyées, appliquées en cataplasmes, calment les piqûres d'insectes.