- Genévrier (Juniperus communis L)

Répandu dans la plus grande partie de l'Europe, il a servi très tôt de remède.
En le prescrivant contre les rétentions d'urine et la sciatique, Caton, trois siècles avant notre ère, se faisait sans doute l'écho d'usages bien antérieurs.
Dioscoride, au Ier siècle, définit ses indications principales en le conseillant en outre dans les maux d'estomac et la toux.
C'est à l'ensemble de ces composants qu'il faut attribuer les propriétés toniques, diurétiques, sudorifiques, anticatarrhales et antiseptiques de la plante.

On emploie surtout les baies, récoltées à maturité (automne de la deuxième année).
Toniques, les baies de genévrier se recommandent dans l'anorexie, l'atonie intestinale, les fermentations...
Nettement antiseptique par son essence, le genévrier est aussi expectorant et sédatif. On l'employait traditionnellement dans la bronchite chronique, l'asthme.
Dans les traitements externes, la décoction concentrée des fruits ont servi au traitement de l'eczéma humide, de l'acné, des ulcères atoniques, des plaies rebelles ainsi que de certaines dermatoses parasitaires (gale).

C'est un tonique, un excitant des sécrétions intestinales, antiseptique, dépuratif, diurétique, antirhumatismal et antiarthritique