- Cresson (Nasturtium officinale R. Br. - crucifères)

Les Anciens appréciaient beaucoup les crucifères à la saveur piquante, dont le cresson.

Hippocrate mettait le cresson (au sens large) au rang des plantes expectorantes.
Dioscoride (Ier s.) distingue bien notre cresson et le dit aphrodisiaque.

C'était, au Moyen Âge, une plante potagère très courante, où l'on voyait de surcroît un spécifique de l'alopécie et un antidote des philtres.

Le cresson renferme un hétéroside sulfuré, le gluconasturtioside qui, sous l'action d'un ferment et au contact de l'eau, donne le sénevol, essence à la saveur et à la senteur piquantes caractéristiques.
Il contient en outre une quantité importante de vitamine C, les vitamines A et D, de l'iode et du fer.
Plante stimulante, diurétique, antiscorbutique, expectorante de valeur, il guérit les carences en vitamine C.
Il est très utile aussi dans l'anémie, l'atonie des voies digestives, les suites de maladies infectieuses.
Le suc frais, obtenu par broyage et expression (environ 100 g par botte) et administré à raison de 60 à 150 g par jour dans du lait ou du bouillon froid, est seul riche en principe actif, mais l'emploi de la plante non cuite doit être déconseillé dans tous les cas où sa culture aurait lieu sans précautions suffisantes, car elle risque alors de transmettre un dangereux parasite, la douve du foie.

Résolutif et détersif en usage externe (cataplasmes de plante broyée).