- Bourrache (Borrago officinalis L.; borraginacées)

Elle apparaît dans la matière médicale au Moyen Âge. Au XIIIe siècle, on assure qu'elle guérit la gale et la mélancolie, qu'elle fortifie le coeur, le foie et qu'elle purifie le sang.
Dans les campagnes, la bourrache est restée jusqu'à ces dernières années la plante spécifique des affections inflammatoires et éruptives.
On la relègue à tort, parmi les herbes à tisane les plus anodines.
Plante adoucissante, diurétique, sudorifique, elle est administrée avec de bons résultats dans les maladies aiguës des voies respiratoires.
Le suc exprimé de la plante fraîche, remède classique de la pneumonie dans la pratique populaire, provoque une nette poussée de la transpiration et de la diurèse, effet que les préparations à base de plante sèche ne reproduisent qu'atténué.
On peut employer l'infusion des fleurs qui n'est efficace que concentrée : 15 g par tasse d'eau bouillante

La décoction de la plante entière, sèche ou fraîche :
40 à 50 g par litre d'eau
3 ou 4 tasses par jour (le dépôt floconneux est normal).

On peut la prendre contre la toux d'irritation, dans la bronchite aiguë et comme adjuvant dans les maladies pulmonaires.
Cette décoction, associée si possible au thym et à l'épervière piloselle, peut soulager une attaque grippale.

La vipérine (Echium vulgare L.), autre borraginacée à fleurs bleues, a des propriétés identiques à celles de la bourrache. Plus répandue que cette dernière à l'état sauvage, elle peut lui être substituée sans inconvénient.

Jeune, la bourrache est comestible, cuite à la façon des épinards ou dans les soupes (c'était une plante potagère au XVIIIe siècle). Les fleurs fraîches servaient couramment, autrefois, d'ornement et de condiment de la salade.