- Aubépine (crataegus laevigata)

On peut réunir sous le même nom d'aubépine les deux Crataegus les plus répandus de la flore française:
Crataegus monogyna Jacq. et C. laevigata , rosacées malacées, leurs propriétés sont identiques.

Les fleurs seules sont utilisées en phytothérapie

Les premières références à un emploi médicinal de la plante ne remontent qu'au XIIIe siècle poue des propiétés plus ou moins astringents (hémorragies, leucorrhée)
C'est seulement dans les années 1890-1900 que des phytothérapeutes, aux États-Unis d'abord, puis en France, découvrirent et expérimentèrent ses propriétés cardiotoniques

L'aubépine est au nombre des meilleures plantes cardiotoniques, antispasmodiques et sédatives de la flore d'Europe.

La cure prolongée de l'infusion ou de la teinture s'adresse particulièrement aux désordres cardiaques d'origine nerveuse: arythmie, palpitations, douleurs de la région du coeur, sensation d'essoufflement, gêne respiratoire, nervosité.
La plante régularise le rythme cardiaque et la circulation
Elle calme également les troubles propres du système nerveux, particulièrement du sympathique, et peut rendre des services appréciables aux anxieux, l'irritabilitée.

On emploie l'infusion:
1 cuillerée à soupe de fleurs sèches pendant dix minutes dans une tasse d'eau bouillante
2 ou 3 tasses par jour.

La teinture alcoolique au 1/5 (pharmacie) permet un dosage plus précis.

L'usage prolongé est sans risques, à condition de respecter les doses. Les cures de longue durée, seules à même d'améliorer les états chroniques, doivent être marquées de pauses d'une semaine sur quatre.
Les excès ont une influence néfaste sur le tonus du coeur et de l'appareil digestif.

Les petits fruits (dits cenelles, poires d'oiseaux, poires du Seigneur), à la pulpe farineuse, à peine douceâtre à maturité, sont comestibles.
Par fermentation dans l'eau, ils donnent une piquette assez alcoolisée. Les cenelles persistent longtemps sur l'arbuste et sont une précieuse ressource hivernale pour les oiseaux.