Arnica (Arnica montana L.)

Appelé également : Bétoine des Montagnes, Plantain des Alpes, Tabac des Vosges, Quinquina des Pauvres.

C'est au XIIe siècle que l'arnica apparaît dans la matière médicale, en Allemagne.

Son analyse révèle des substances aux effets rappelant, très atténués, ceux de la strychnine. Le dépassement des doses médicinales entraîne rapidement l'apparition de symptômes d'intoxication.

Parties utilisées : les feuilles et les fleurs récoltées en été et les racines au printemps.

L'arnica est d'un usage courant dans le domaine de la résolution des traumatismes sans plaie.

La teinture s'emploie, exclusivement diluée au 1/10 (1 mesure de teinture pour 9 mesures d'eau distillée ou d'eau bouillie froide), en compresses sur contusions, hématomes, foulures, luxations.

Les feuilles, cuites dans du vin et appliquées en cataplasme, étaient couramment employées autrefois dans les Alpes, avec les mêmes indications.
Les paysans des Vosges ont longtemps fumé les fleurs et les feuilles sèches en guise de tabac (d'où le vieux nom de «tabac des Vosges»).

Il est utilisé dans les contusions musculaires. C'est un remède admirable lors d'un traumatisme (choc), assure la résorption du sang (hématome) dans l'organisme, arrête les petites hémorragies capillaires.