«L'éperon, ce rasoir entre les mains d'un singe»

Une maxime de Baucher


Nos ancêtres cavaliers ont élaboré une grande variété d'éperons

Eperon français fer et or du Xè siècle   Eperon soudanais   Eperon gallo-romain en bronze

Eperon français du XVIè siècle   Eperon Chilien du XVIIè siècle   Eperon Argentin du XVIIè siècle

Eperon allemand ancien   Eperon Texan   Eperon Mexicain de grand luxe

Eperon de dames   Eperon à pédale qui exige une monte particulière   Eperon de hussard (la moitié d'une chaussure)

Eperon californien en bois clouté
L'usage de l'éperon remonte à une période très ancienne.
Sa mise au point est attribuée aux Chinois ainsi que le harnachement.
Dès le XVe siècle avant J-C, ils conçoivent une selle à grands panneaux et nous leur devons peut être aussi l'invention des étriers qui étaient employés à l'époque T'Ang (VIIe).
Les grecs et les Romains ne le portaient qu'à un seul pied en général, tenu par une lanière.
Ils étaient rudimentaires, c'étaient une simple pointe de fer attachée au talon.
L'éperon à molette n'apparait qu'au Moyen-Age, vers 1250, sous l'influence des cavaliers français.
Vers le XIVe siècle, les éperons deviennent le symbole de la Chevalerie, car «chausser les étriers à quelqu'un» était le faire chevalier.
A cette époque, l'éperon fait partie des 5 pièces dites «de grand honneur» avec la couronne, l'épée, le sceptre et le globe.
A la mort du chevalier, ce sont ses éperons que l'on pose sur son cercueil, comme pièce de distinction.
Au fil du temps les molettes se garnissent de pointes «généreuses», et elles commencèrent à diminuer à partir de la bataille de Waterloo.
Les deux formes : à dard et à molettes coexistent pendant environ 100 ans.
La tige très courte dans les débuts, s'allonge de plus en plus du fait de l'apparition de l'armure.
Le cheval de guerre porte une armure qui descend parfois jusqu'aux paturons et l'on aménageait dans la ventrière d'acier des ouvertures pour permettre au cavalier de s'en servir.
Le collet (la tige de l'éperon), était très long, justement à cause des pièces d'armures.

Eperon français du XVè siècle
Au milieu du XVII siècle, la mode imposait qu'une pièce de métal «sonne», une idée que les Espagnols conservent longtemps ainsi que les Mexicains et les Cow-boys l'adoptèrent ensuite égallement.

Eperon hongrois à sonnettes
Aujourd'hui, 2 modèles sont les plus employés : le Prince de Galles et l'éperon à molette.
Avant de choisir une paire d'éperons, il faut connaitre correctement son cheval et il faut maîtriser au mieux ses aides.
La justesse de son emploi est délicat. L'éperon sert à augmenter l'efficacité de la jambe et à rendre plus prompte l'obéissance du cheval.
On dit souvent : l'éperon est à la jambe ce que la gourmette est à la main.

Quelques principes

L'emploi de l'éperon peut avoir des effets multiples et contradictoires.
Mal employé, il peut provoquer des effets indésirables tel que l'arrêt du cheval.
Il ne faut pas en user avec les jeunes chevaux, il est plus reservé aux chevaux déjà «dressés».
Le cavalier doit ajuster ses éperons en tenant compte de la taille du cheval et de la longueur de ses jambes.
L'éperon placé trop bas ne servira à rien car il agirait dans le vide.
Placé trop haut, il viendrait en contact quasi permanent avec le cheval, sans que le cavalier le souhaite.

Ses effets

Il s'emploie de plusiers façons, cinq à ma connaissance :
Il faut faire une distinctions entre ces 4 actions et les attaques répétées qui sont énergiques, brèves et portées derrière la sangle.
Comment choisir ?
Quels éperons ?
Quelle utilisation voulons nous en faire ?
Tous les éperons ne conviennent pas à toutes les disciplines.
Il y a plusieurs classifications des éperons :

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