La pâture, le pré, la prairie

20/11/2002

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Une pâture valonnée contribue à la musculation des poulains et offre aux poulinières une bonne gymnastique.
Un terrain en pente favorise le ruissellement des eaux.
Le paturage libre sans rotation ne peut se faire que si les chevaux disposent de surfaces très importantes.
Si ce n'est pas le cas, la rotation des parcelles s'impose.

Quatre espèces dominantes sont présentes quelle que soit l'origine géologique du sol.

  • Le ray grass anglais
  • La houlque laineuse
  • des agrostides (graminées)
  • Le trèfle blanc - PHOTO -

    Mais le fond prairial intègre aussi suivant le climat et les modes de gestions des prés, d'autres graminées comme :

  • Le dactyle
  • Le pâturin commune
  • La crételle
  • La fléole
  • La renoncule âcre - PHOTO -

    Le reste des "espèces" est variable d'une parcelle à l'autre, exemple :

  • flouve odorante
  • vulpin des près
  • fétuque des près
  • pâturins (annuels et des près)
  • trèfle violet
  • renoncule rampante - PHOTO -
  • rumex - PHOTO -
  • pissenlit - PHOTO -
  • plantain lancéolé - PHOTO -
  • paquerette

    et sur une prairie marécageuse

  • laîches
  • joncs
  • renoncule flamette
  • baldingère
  • glycérie
  • vulpin genouillé

    Un bon herbage doit comporter environ

  • 75% de graminés : famille de plantes à fleurs monocotylédones, à feuilles engainantes et à tiges creuses
    C'est la famille de plantes à fleurs la plus largement répandue.

    Les graminées ont une productivité variable suivant le milieu pédo-climatique et la fertilisation.

  • 25% de légumineuses.

    Il s'installe malgré tout sur les prairies naturelles 5 à 10% d'herbes diverses.
    Si l'on a une pâture humide, on pourra choisir de la fétuque des prés, elle a une bonne valeur énergétique et azotée.

    Les plantes s'alimentent à partir des éléments nutritifs qu'elles puisent dans le sol : azote, phosphore, potasse, oligo-éléments.

    De qualité très inégale, ces formations herbacées se nomment différemment selon les lieux.
    Pampas ou llanos en Amérique du Sud, savane sous les tropiques, range en Australie, sour veld en Afrique du Sud, prairies sous les climats tempérés, etc.

    En France, en dehors de l'utilisation de zones enherbées naturellement, prises sur la forêt ou sur des terres incultivables, Olivier de Serres mentionnait le sainfoin, les vesces, la luzerne, le trèfle et le ray-grass comme cultures faites spécialement pour l'alimentation du bétail.

    La prairie naturelle ou permanente ou STH (surfaces toujours en herbe)

    Elle est, comme son nom l'indique, naturelle et généralement installée sur des parcelles de terre difficiles à labourer.

    Parmi les prairies permanentes, on distinguait plusieurs catégories :

    Cette classification tend de plus en plus à être abandonnée car elle ne tient pas compte des possibilités d'amélioration des sols liées à l'application de techniques nouvelles.

    Elle implique de longue période de repos.
    Son ennemi n°1 est le surpaturage.
    Un piétinement trop important et des pousses d'herbe rapprochées affaiblissent l'apport d'oligo-éléments, de sels minéraux et entraîne une prolifération du trèfle blanc (légumineuse) avec une regression des graminées.

    La prairie artificielle ou temporaire

    C'est une pâture temporaire que l'on "refait" environ tous les 4 ans, lorsque l'on fait des rotations de culture. Si l'on crée une pâture, il faut savoir qu'il existe des incompatibilités entre certaines herbes.

    La base pour une prairie artificielle est :

    On prévoit environ 30 kg de semences pour 1 hectare.

    Une bonne pâture doit apporter une alimentation complète.

    Un paddock dénué d'herbe permettra au cheval de se défouler mais pas de se nourrir (et c'est presque aussi important que l'excercice.)

    Pour avoir une bonne pâture, il faut une surface minimum par rapport au nombre de chevaux qui s'y trouvent, un sol de qualité satisfaisante et effectuer une bonne rotation. Un pré surpaturé s'appauvrit.

    Si l'on dispose d'une grande surface, il est préférable de la diviser en plusieurs parcelles, pour établir un système de rotation. Cette rotation permet un repos de la parcelle qui vient d'être paturée. Ce temps de repos varie selon les saisons. Deux semaines minimum dans les périodes ou la pousse est rapide comme au printemps, et jusqu'à deux mois en été.

    Sur les zones piétinées, on peut trouver des paquerettes, les bromes dénotent un sol pauvre.
    Les bouton d'or (renoncules) et l'agrostide se plaisent dans les sols humides.
    Le chiendent et le chardon préfèrent les sols secs et durs.
    Les orties, le plantin, la prêle, le pâturin aiment un sol riche en azote, comme les graminées.
    La fléole, le rumex, le trèfle aiment un sol riche en potasse et en acide phosphorique.

    Plantes classées selon leur intérêt nutritif

    Il est superflue et dangereux de vouloir faire une pâture avec un maximum de variétés excellentes. Il ne faut pas oublier que la diversité des herbes est très importante. Ce qui est très important est de limiter la prolifération des mauvaises herbes.

    L'herbe verte gelée conserve sa valeur nutritive, tandis que les refus d'été sont sans valeur nutritive.

    Un sol sableux retient moins l'eau, c'est un sol filtrant. Il ne permet pas le stokage des éléments nutritifs mais se réchauffe rapidement.

    Un sol argileux est bien meilleur, les limons tendent à se tasser et retiennent l'eau.

    Comment diagnostiquer l'état d'une prairie ?

    En premier, un état des lieux s'impose.
    Il faut faire un inventaire de certains aspects comme :

  • les objectifs
  • l'historique de la parcelle
  • une analyse floristique rapide

    A partir de cet inventaire, deux choix s'imposent :

  • la rénovation
  • l'amélioration

    L'emploi de desherbants sélectifs est parfois utile, soit de façon localisé ou sur la totalité
    La fauche (pas le broyage) des excédents et des refus contribue à l'amélioration de la flore


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