Expériences vécues


audience
par Carole Ducospar Philippe Brocpar Corinne Kabschpar Régine Janinpar Natalie Bargot

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envoyer un mot à CaroleRécit de Carole Ducos

Mon Jhijhi d'amour, tout à coup a voulu me mordre avec persévérance, puis il a jeté ses antérieurs puis s'est cabré... En l'espace de petites 3 semaines, de poulinou adoré, énergique mais docile, il est devenu nentier furieux et irraisonnable... Pire que Eridan dans ces pires moments (je ne savais pas que c'était possible !!). C'est vrai, c'est le printemps. C'est vrai, Jhijhi n'est formé que depuis peu (tout nouveau tout beau)... J'ai pas voulu prendre de risque avec ce cheval de taille > 1,65m (déjà ! :-(), vif et réactif qui tout à coup s'est mis à s'apercevoir qu'il était un beau nentier...

Comme le véto qui a castré Eridan est en retraite now, j'ai pris RDV avec Yves que je sais TRES sérieux et consciencieux. Il m'avait dit qu'il opérait couché sous perfusion... Ça coûte plus cher, mais c'est plus clean.

Yves devait venir Mercredi matin. J'étais malade. Et depuis Mardi soir de toutes façons, je ne pouvais plus rien manger... Comme Jhidalgo ! On ne donne pas à manger aux chevaux avant de les castrer pour éviter qu'ils aient les intestins trop lourds (éventration).

Mercredi matin donc... Il flottait, flottait, flottait... Et j'étais malade, malade, malade... Yves est arrivé sous la pluie battante à 10 h 30. Il veut placer jhijhi tout de suite sous calmant.
On va dans le box, mais jhijhi à jeun depuis la veille, sans tenir compte de rien sort du box et comme je le tenais à la longe, fait le tour de moi au passage. Il n'écoutait rien. Il pensait sûrement que je voulais l'emmener au pré. Donc, on lui a installé le tord nez et on l'a piqué comme ça... Ça commençait bien !

Pendant que Jhijhi se calmait, on a fait les préparatifs. Il a besoin de 2 seaux d'eau, d'une casserole, de 3 ou 4 torchons. On installe une table dans le pré pour qu'il y dépose ses affaires... Son stagiaire (un amoureux d'hispaniques), arrive en renfort.
Tout est prêt, je sors un Jhijhi calmé du box. Mais même calme, il cherche à mordre et lève ses antérieurs, grrr...

Dans le champ, pas possible d'insérer l'aiguille dans la veine... re tord-nez. Yves place son aiguille et la fixe avec un fil (couture), car jhidalgo sera sous perfusion pendant toute l'opération. On enlève le tord nez et Yves lui injecte le produit.

Voilà Jhijhi qui se sauve au galop et s'arrache l'aiguille !!! Re tord nez... Yves gueulait : «j'ai beau faire tout ce qu'il faut pour que ça se passe bien !!! Mais il est vraiment con ce cheval !».

Et moi savez-vous ce que j'étais en train de faire avec mon tord nez dans les mains ??? J'vous l'donne en mille !!! Céline ! Devine !! Devine ce qu'était en train de faire Caro Rambo ??? Et bien tout simplement Caro Rambo était en train de tomber dans les pommes... Gros malaise, tourni, nausée, plus de sang dans la tête. C'est l'urgence qui m'a fait tenir le coup. Il fallait absolument castrer Jhijhi maintenant !! Et il était à moitié anesthésié et Yves qui gueulait et moi qui me disais que j'étais nulle de mettre laissée débordée par mon poulain.... La fierté a fait le reste. JE NE DEVAIS PAS LACHER. Je me suis reconcentrée sur le boulot et c'est passé...

Yves réinstalle sa perf et lui injecte le produit. On réenlève le tord nez. Jhijhi est sous perf. Yves tient la bouteille avec le produit anesthésique et suit Jhidalgo dans ses déplacements hagards. La bouteille se vide, jhijhi titube.
«Attrape la queue et ne lâche pas» m'ordonne Yves d'un ton pressant.
La voix de Yves a réveillé jhijhi qui s'est mis au galop !! Là il aurait fallu une caméra ! Jhidalgo titubant au galop avec Yves la perf à la main pestant et grognant car c'était mal aisé de le suivre dans ce terrain glissant et à cette vitesse et moi agrippé à la queue à moitié le nez dans l'herbe la plupart du temps. Enfin jhijhi est tombé. Tenir la queue ne servait plus à rien, je me suis ruée sur la tête qui se relevait. Le stagiaire et moi sommes arrivés juste à temps pour le remettre au sol.  Ouf

Yves avait réussi à maintenir la perfusion. La bouteille était vide...
Jhidalgo (400-500kg) a eu la dose d'un cheval de 800 Kg... Yves a vite repréparé de l'anesthésique il en a réinjecté une dose. Le stagiaire et moi avions fort à faire pour maintenir la tête de jhidalgo au sol... Là faut que j'explique : Pour tenir un cheval couché, on lui plaque la tête avec l'encolure renversée. En effet, un cheval, pour se relever, fait un mouvement vers la bas avec sa tête. Il faut l'empêcher de faire ce mouvement là. En lui maintenant son encolure renversée, il a moins de force, surtout chez un poulain qui n'a pas subi le dressage selle...
Bon Yves a réinjecté son produit, puis il a entravé les membres de Jhidalgo et l'opération a commencé. Tout s'est bien passé, d'après mes souvenirs, c'était pareil que pour Eridan. Le stagiaire et moi nous relayions pour tenir la tête... Dès le moindre saignement, Yves aspergeait avec une casserole d'eau + produit aseptique. Bien sûr Yves n'a pas recousu la peau des testicules afin que impureté s'écoulent facilement. Yves a détaché les membres de Jhijhi qui tremblait de tout son corps. Il se réveillait bien. Il lui a fait ensuite plusieurs piqûres de produits divers (antalgiques, anti-inflammatoires, antibiotiques). Mais jhijhi s'est relevé avant qu'il ait fini. Heureusement il n'y a pas eu besoin de lui remettre le tord nez pour terminer les piqûres !! Dès qu'il a pu, il s'est remis à brouter tout tremblant... Quand je suis partie 2 heures plus tard, Jhidalgo broutait paisiblement et tout à fait normalement.

Hier soir, je l'ai retrouvé dans la cour de ma maison !!! J'avais oublié de fermer une barrière... Il ne m'a pas sauté dessus, il était tout mignon. Il semblait alerte et déjà bien remis. Ce matin, lorsque je l'ai mis au pré, il a cherché à me mordre 2 fois, et comme je rouspétais, il a arrêté. Quand je l'ai lâché dans son pré il est parti dans son galop énergique et ample... AAAAHHHH... AYE je le retrouve mon Jhijhi !! ;-)

C'est vrai que c'est dur...

Sa castration = J+20. Il est redevenu exactement le poulinou adorable qu'il a toujours été. Sur 2 ans de sa vie, ce poulain a eu 1 semaine de vraie folie : il était limite intenable, la semaine d'avant sa castration... Je suis de plus en plus convaincue que le véto avait raison : Jhidalgo a certainement eu un problème hormonal. Dommage peut-être car tant qu'un poulain ne pose vraiment pas de problèmes, il n'y a pas de raison de le castrer.

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Ben ça y est ! RDV avec la castreuse, puis direction les boxes où ils étaient "garés" depuis ce matin. Piqûre de Vtranquille : Jason se laisse faire sans trop de problèmes, Jazz n'aime pas la castreuse ni la seringue, et nous fait une comédie de tous les diables, essayant de nous coincer, de boter, etc. Il a fallu utiliser le tord-nez, et encore ... Mais bon, au bout d'un bon quart d'heure, la castreuse (Léo, une super nana d'une trentaine d'années, éleveuse et dresseuse, "essayeuse" d'espagnols dans le temps !) arrive à lui faire son shoot le plus doucement possible, mais quand même après un coup de gueule. L'avait même pas peur le p'tit con, l'était simplement capricieux et en colère !

Attente d'une demi heure que la piquouze fasse bien effet, et allez, au premier de ces messieurs ... Ben ce sera Jazz, sur qui le Vtranquille semble faire plus effet que sur Jason. Direction le pré où nous "opérerons", entraves, cordes, et hop on le couche, tenir la tête, fixer la corde qui l'entrave à un poteau, anéthésie locale, incision, et crac, c'est parti pour 4 mn par coucougnette ! Simple en apparence, sauf que ce p'tit con il aime pas être coincé, c'est une bagarre permanente pour le maintenir en place !

Nous étions tous en sueur quand tout a été fini, à quatre personnes quand même ! Et v'la qu'il s'endort le con ! Tout à la fin ! Quand il faut rentrer au box ! Ormis les douleurs qui suivront la castration, je suis convainu que de l'avoir maintenu de force couché, donc de lui avoir montré qu'on était plus forts, lui fera beaucoup de bien au mental.

Toutes ses réactions pour se dégager étaient des manifestations de colère d'être où il ne souhaitait pas être ! Pour Jason, ça a été un peu plus facile, il est plus "timide", mais pas sans volonté !

Moi ça va mieux maintenant, merci ! si tout se passe bien, je les rapatrie à la maison dans 5 jours. En attendant, comme ils sont chez un éleveur pro, je vais profiter des installations pour faire du travail à pied, tranquille et au pas. D'abord parce qu'il faut les faire marcher, et ensuite parce qu'apparemment c'est le meilleur moment pour ré-établir un contact avec eux, dans cette période où ils perdent leur virilité (ont-ils réellement conscience de ça, qui le sait ?) et où ils subissent une certaine douleur.

Mais bon dieu ch'suis content que ce soit passé...

Au niveau du mental, le fait qu'il n'ait pas eu d'anesthésie générale, et qu'il se soit rendu compte que l'homme pouvait être plus fort que lui, et qu'on ne cédait pas à ses accès de colère, ne peut qu'être bénéfique pour l'avenir. Il n'a pas gagné dans son caprice. Ça rejoint un peu ce que préconise Buck Bracanan (suis pas sûr de l'orthographe ni du prénom), contrairement à Monty Roberts (le passage où le cow boy attache le cheval dans le bouquin de l'homme qui murmurait etc.) Il n'y a pas eu de brutalité, mais une forme de détermination tranquille, une force tranquille ( :o]] ) et il a été obligé d'attendre qu'on accepte de le détacher. D'ailleurs quand ça a été fait, il n'a pas cherché à se barrer, mais au contraire a failli s'endormir !
       Ce couillon était trempé de rage! Je voulais les reprendre tout de suite en round pen (dans les jours qui suivaient en tous cas), pour continuer l'éducation, et les exercices d'assouplissement, mais mon boulot ne m'en a malheureusement pas laissé le temps.

Un autre élément en défaveur de l'anesthésie générale est le risque qu'il ne se réveille pas ! Ça arrive quand même parfois ! Et enfin le coût de la piqûre (presque 500 frs).

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Lundi, le temps est gris, gris, gris, j'essaie de joindre la véto, j'ai envie de décommander le rdv. J'ai le cafard. Elle arrive quand même : non, non, il ne faut pas remettre, après il y aura les mouches et de toute façon inutile de reculer.

Comme je vous l'avais dit, je n'avais pas l'intention d'assister à la castration, premièrement par lâcheté, deuxièmement par hypocrisie, je ne voulais pas que mon poussinet associe ma présence à ce qu'il allait endurer...
La pluie se met à tomber dru, et ils décident d'opérer dans la grange, à l'abri, ouf.... La Kabsch s'enferme à la cuisine, met la TV à fond les manettes pour ne rien entendre, tourne en rond, allume cigarette sur cigarette, regarde sa montre sans arrêt, l'angoisse, la gorge nouée, bref l'horreur...

En fin de matinée la véto vient me rejoindre : voilà c'est fait, tout va bien. Mais ton biquet il est mal élevé, il s'est encore cabré il a cassé sa longe et j'ai du le piquer en IM car impossible de lui faire une IV. Bon j'y retourne car il a du mal à se réveiller et il faut à tout prix le faire lever. Je suit la véto de loin, toute penaude, Hub tiend la tête, elle la queue, Bébé est couché en vache, tête basse, langue pendante. Il me voit arriver, se met à hennir et immédiatement essaye désespérément de se lever, tout le monde se marre : tiens il a vu sa "mâman" !

Et moi j'ai honte, mais honte, ce poulain qui m'appelle au secours alors que c'est moi la coupable, je vous jure que je ne suis pas fière du tout.

Krapeau est debout vascillant, essaye de venir vers moi en hennissant. Bououou, les boules...

Mais bon tout s'est bien passé, il a bien dormi, n'a pas bougé, quand il se réveillait un peu Hub lui rebalançait une dose de somnifère,il est resté à l'abri hier, ce matin je l'ai mis au pré avec la vieille qui a servi de nounou pendant l'opération, il appelle ses copains en face, suit la vieille partout, il a même traversé le ruisseau sans sauter comme un fou, l'herbe est haute et délicieuse à souhait, je crois qu'il a déjà oublié, tant mieux.

La véto m'avait conseillé de lui donner de l'arnica en homéo avant l'opération et après contre la douleur, ça a l'air efficace, elle m'a dit que ça risquait de faire un gros oedème, mais ce matin tout est impec, propre et net pourvu que ça dure.

Il sera privé de copines pendant 3 semaines because risque de saillies et de bobo au zizi.
Depuis quelques jours il grimpait sur les juments, j'espère qu'il n'a pas engrossé sa frangine, il parait qu'à un an c'est déjà possible ?
Croisons les doigts.
Bon j'attends ce soir avec impatience, j'espère qu'il n'aura pas fait de conneries pendant mon absence.

D'abord c'est pas vrai que mon poulain il est mal élevé, avec sa maman y fait jamais de bêtises, et puis sa maman je crois bien qu'il l'aime un peu et même que c'est de plus en plus réciproque, pourvu qu'il ne lui arrive jamais rien...

Par contre je pense que désormais il va se méfier des hommes, hier Hub a voulu lui enlever une saleté sur son oreille, il s'est sauvé, mais quand je l'ai appelé il est tout de suite venu vers moi, c'est un signe non ?

Je suis encore toute tourneboulée....mais bien soulagée quand même.

Mercredi :
      ce matin, le petit mec jouait encore les zétalons furieux avec la vieille mamy, mais elle lui a montré gentiment son fer postérieur gauche et il est parti caracoler ailleurs.
Sinon il se laisse relativement bien asperger de bétadine matin et soir (si c'est moi qui le fait, si c'est Hub, il recommence à tirer au renard, petit salaud va !)

 

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La castration de mon mamour, quelle histoire !!!!
Ma décision était prise, donc, il fallait le faire.

Toutes mes nuits étaient peuplées de cauchemars et un sentiment de culpabilité incroyable m'envahissait.

BRR ...Horrible !! toutes ces questions.

Mon amour, devenant très dangereux avec ses antérieurs, je me sentais obligée pour mes proches et moi d'agir ainsi.
Mais ce sentiment d'affliger des souffrances juste pour ma vie me tourmentait profondément.

Je ne raconte pas toutes les prises de tête infligées à toutes mes connaissances, je ne parlais que de ca, que de CE jour là, le jour J.

CE jour fut un lundi 13 (au secours un 13 bien ou mal?, encore une question qui hante....mon esprit).

Le véto m'avait demandé de lui préparer 2 seaux propres que j'ai soigneusement achetés de couleurs différentes (au cas où ...,pour pas qu'il se trompe, on sait jamais, ne rigolez pas !!!.......)
Le rendez-vous était pour 9 heures du matin pour éviter que Jerrico ait trop faim à notre arrivée au clos.
On avait bien vidé sa baignoire d'eau, il avait eu juste un peu de foin à 19 h la veille, il allait être trèsTrès ennervé je vous dis ennervé.

Manque de chance, mon véto tarde, je téléphone et re-téléphone, il aura du retard car il a un problème sur une autre intervention prévue avant la mienne.

Mon Dieu, au-secours, question suplémentaire, pourquoi problème ?, si problème, peut-être problème aussi sur mon mamour, je veux plus le faire.

La secrétaire insiste qu'il va arriver, il faut l'attendre, moi je ne veux plus l'attendre, je veux que mon bébé reste comme il est, je ne veux pas le perdre.
Je suis au bord de la crise nerveuse.
Ma fille et son copain essayent de me raisonner, des amis au téléphone me rassurent également, j'attends donc en faisant la navette clos Jerrico- maison café fort sucré.....

Jerrico ne comprend pas pourquoi je vais le voir sans rien lui donner à manger car cela n'est pas dans mes habitudes.
Je lui parle, je lui explique qu'il faut pas qu'il m'en veuille, que je l'aime trop, que c'est pour que l'on soit heureux ensemble ......, il m'écoute, comme d'habitude, boit mes paroles même s'il ne comprend pas les mots, il comprend le ton de ma voix.
Je parle, parle, bois du café, parle, bois du café..... arrive 11 heures et le véto.

Il me taquine, puis, allez on y va......., j'ai plus de jambe.

Il me demande de prendre Jerrico pour l'emmener dans un endroit très vert d'herbe.
Jerrico est ennervé, il a faim, on commence à prendre peur de lui. Je prends mon courage à 2 mains pour lui mettre le licol, personne ne veut rentrer dans l'enclos, j'y arrive en parlant toujours et l'emmène jusqu'au portail.
Je passe derrière celui-ci (pas folle la guêpe) tout en tenant sa longe et bisous bisous de Sophie et moi en tenant ce licol.
Le véto lui fait une piqure, Jerrico ne bouge pas d'un pouce, nos bisous sur son nez l'endorment (il s'est déjà endormi comme ça).
C'est lourd sa tête sur mon épaule.......

Il s'endort tellement avec tout ce que lui fait le véto que je me fais engueuler car il faut que je le réveille pour l'emmener dans le pré vert.

Aie, aie, il dort, n'arrive plus à marcher, je me fait encore engueuler, je l'appelle, tire un peu sur la longe, allez viens.....il m'entend, essaye, titube...au secours .... il va me tomber dessus, c'est impressionnant, mais je ne lâche pas.
Allez, encore quelques pas.....

Le véto explique comment coucher le cheval au copain de ma fille et me re-engeule car Jerrico ne regarde que moi et cela l'empêche de s'endormir maintenant.
Il ne sait pas ce qu'il veut ce véto, jamais content......

Je me retire un peu, Jerrico me cherche, Sophie la courageuse prépare ce que lui demande le véto, je craque, je sens que je craque.

Le véto me pousse carrément pour attrapper Jerrico pour le faire tomber par terre, je suis déjà traumatisé par la perfusion qui est dans son cou, je vois, non je sens Jerrico qui tombe, ou j'entends le bruit sourd d'une masse qui tombe, mon coeur se soulève, la crise cardiaque ?...je sais pas, je prends le peu de force qu'il me reste et je cours, je cours jusqu'à ma maison où je m'écroule.

Je reste comme ça je ne sais pas combien de temps, le temps n'existe plus.

Sophie arrive, inquiète, et me dit : c'est fini, tout c'est bien passé.

Je ne peux plus bouger, sciée la vieille (44 ans, ça commence à faire).

Elle me parle, parle et re-parle pour me sortir de cet état presque comateux.
Je fini par réussir grace à son aide à me lever pour sortir, dire merci au moins au véto (débile mais polie quand même).
Cet andouille me dit "il est mort" avec un rire taquin, me donne des produits et indications que je ne suis pas sûre d'avoir entendu.
Heureusement il a tout expliqué à ma fille et son copain qui me répèteront plus tard.

Je suis allée voir Jerrico qui était bien réveillé dans son clos et qui a henni de revoir sa maman, les gros bisous tous tremblant c'est tout ce que je me rappelle. Trop vaseuse pour la suite.

Je sais juste que Jerrico va très bien, il broute son herbe tranquillement.
Il a toujours autant d'appétit et est toujours capricieux mais ca c'est ma faute puisque c'est comme ca que je l'élève.

La prochaine fois (s'il y en a une) j'achete une jument ou alors un hongre mais plus jamais je ne veux repasser par là, Trop dur.

 

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Tout commence lorsque petit dadou alias Léo m'accueille avec ravissement mais me menace dés la moindre tentative de sortie du pré….
Ah ! qu'est-ce qu'il se passe ?
Môssieur me montre les dents, me fait tâter de ses antérieurs sur l'épaule..., bref…, c'est la zizanie !

Après avoir consulté mes copines, le verdict tombe… c'est normal, faut le castrer !
Bon, ben va falloir y passer…
Le rendez-vous est pris, le véto doit passer en fin de semaine….
Bon sang, 5 jours à ruminer en me demandant comment ça va se passer, si j'ai bien fait, etc…
Ca y est ! Le grand jour est arrivé…
Le matin je vais chercher Léo dans son pré qui fanfaronne en me voyant arriver avec le licol.
"Tiens, elle m'emmène où aujourd'hui ??
Ah, ben non, je reste là, moa, j'comprends rien et pis, elle me donne pas de carottes ça, c'est pas normal !"
Lorsque le véto arrive, il est accompagné d'une élève à qui il explique tout.
J'aurai droit d'ailleurs aux énumérations doctoresques ou truquestes depuis la sortie de la voiture jusqu'à leur départ…
Comme j'ai décidé que la castration aurait lieu dans le pré, il monte et cherche un point d'attache solide.
Je sais pas si je l'ai déjà dit, mais Léo est tout seul dans son pré pour l'instant, et il s'est fait un super copain… le poteau téléphonique en béton qui trône au milieu du pré et qui lui permet d'avoir une super vue sur le village..
Donc, on décide d'utiliser son copain le poteau pour l'y attacher.
Je m'approche de dadou qui voit arriver le véto avec les oreilles de travers (k'est-ce kim'veut lui…), mais se laisse royalement faire (après précision de lui prendre la peau avant de faire la piqûre et pas de lui enfoncer l'aiguille sans le prévenir…. J'ai déjà testé pour vous, et c'est la course pendant 2 heures !!)

Petite piqûre de relaxant me dit le véto, on va l'amener vers le poteau, il sera calme pendant que je prépare les ustensiles.
Moi : "Ouaich, j'vous l'amène…." et là, je pars d'un grand éclat de rire (bon, d'accord, la situation normalement ne prête pas à rire mais là, mon dadou me regarde à travers des yeux déjà endormis…..)
Le véto me regarde d'un air de dire "c'est ki cette idiote ?" et lui, aussi part à rigoler….
Mon pauvre dadou somnole déjà et se tient gentiment dans les bras de Morphée en 1 minute chrono en main….
Seulement, on est loin du poteau nous !
Alors, je dis à mon dadou (tout en le poussant) allez mon grand, faut que tu fasses 30 m de plus… et on finit par le tirer, pousser en faisant attention à ses pattes pour qu'il arrive à destination !
Ca commençait bien..
Une fois à destination, le véto me demande de lui apporter deux seaux d'eau chaude et le temps que je revienne Léo est déjà couché, les pattes prises dans les entraves, la tête allongée, bref, en position pour l'opération.
Le véto me demande de tenir la tête de dadou et son postérieur relevé.
Je vais m'appliquer pendant 20 minutes à rester en place sans bouger tout en écoutant d'une oreille attentive mais lointaine le jargon vétérinesque.
Et puis, d'un seul coup, je m'entends dire (si, si, moa qui normalement adhère pas vraiment au spectacle des opérations en tout genre) : "j'peux voir ???" Argggg, elle est pas bien là, ça va plus ???
Et ben, j'ai vu ! même que le véto m'a tout réexpliqué (mais bon j'allais pas lui dire que j'avais tout compris la première fois !) et ma foi, ça s'est super bien passé !
Une fois tout enlevé, on a détaché le dadou qui ne pipait pas, il a tout renettoyé et au revoir, m'sieur le véto.
Une condition quand même, je devais surveiller le dadou pour qu'il se lève une heure plus tard… chrono en main.
Pensez bien que je suis fidèle au poste devant le dadou une heure après, et il fait même pas mine de se lever…… ah ! je fais quoi moa ?
Bon, j'attends encore 30 minutes et là, Léo bouge un peu se met sur ses fesses, assis comme mon chien, et là me regarde d'un air…..euh……..snobinard !! si, si, j'vous jure snobinard !
Il se lève et commence à grignoter une ou deux fleurs qui traînaient dans le coin (c'est un poète j'vous dis !) et me tourne le dos !
Bon, d'accord j'ai compris, j'te laisse tranquille.
Une semaine plus tard, quelques petits soucis de peau mais sans gravité.
Deux semaines plus tard, Léo court comme un cabri à la poursuite de chevaux sur la route bien trop loin pour lui, mais la forme est là, les morsures un peu moins présentes et le caractère radouci légèrement.
C'était bien la peine que je me torture, tout est bien qui finit bien !


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