L'herbe

16/01/2003

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C'est l'aliment préféré du cheval et un excellent remède pour les chevaux stressés ou nerveux.

Elle est riche en légumineuse, entraine une augmentation du transit de l'intestin grêle.
Si elle est jeune, elle prédispose aux modifications de la flore microbienne du côlon ascendant.

L'herbe est très riche en vitamines, en minéraux, mais de faible valeur nutritive, de plus elle est d'une grande irrégularité sur le plan nutritionnel, de par les saisons, les sols, etc...
Elle est très digeste.

L'herbe la plus nourrissante (les feuilles) est l'herbe jeune, au printemps surtout, à partir du moment où il y a formation des boutons floraux, soit de 6 à 8 semaines de pousse pour 15 cm de haut environ.
Les chevaux en sont friands, et certains vont pâturer à outrance.
La très jeune herbe de printemps provoque un encombrement de l'estomac car elle est riche en eau et manque de substance fibreuse, ce qui peut occasionner des diarhées «d'herbe».
Elle est très riche en azote et phosphore (P), bien pourvue en glucides, a trop de potassium (K) et par contre est carencée en magnésium (Mg) et sodium ( Na).
Il faut donc se méfier des excès d'azote qui peuvent favoriser une sudation et des irritations de la peau.
Pour y palier, on peut distribuer en complément du foin ou de la paille.

Sauf si le cheval est à l'herbe toute l'année, il ne faut jamais mettre un cheval au printemps d'un seul coup dans la pâture car il risque des coliques (tenir également compte de la valeur nutritive du pré) et une fourbure (surtout les poneys).

La valeur alimentaire de cette herbe dépend bien sûr, de la qualité du pâturage.
Une bonne prairie, en période de pâturage, peut couvrir les besoins de chevaux même soumis à un travail léger ou moyen. Mais il faut complémenter en sel (pierre), en calcium (Ca) et en phosphore (P).

En été, à la saison chaude, en vieillissant, lorsque l'herbe est trop haute (25 cm) et qu'elle est montée en graines, elle perd de sa valeur.
De plus, elle est trop cellulosique, est de faible digestibilité, et c'est pourquoi les chevaux en général la délaisse.
L'herbe à ce stade contient un taux de lignine (constituant végétal au même titre que la cellulose) important et le cheval ne digère pas la lignine, cela ne sert que de lest.

Par contre, en automne, avec la pluie et encore la douceur qui règne, l'herbe repousse à nouveau, et si l'on avait pris l'habitude de compléter à la belle saison, le cheval risque un embompoint, si l'on y prend pas garde.

Un cheval habitué à l'écurie ne doit être mis à l'herbe que très progressivement.
Un cheval qui est au pré toute l'année et que l'on vient de rentrer en box doit être nourri avec des grains ou concentrés très progressivement.

L'herbe d'une prairie est un mélange de plantes herbacées.

Dans les préférences du cheval, on trouve :

L'herbe coupée

On peut donner au chevaux de l'herbe fraichement coupée.
Il vaut mieux ne donner que la moitié de la ration de fourrage en herbe et donner cette herbe avant les rations, car l'herbe transit rapidement.
Si l'on donne l'herbe coupée aprés une ration de foin, le cheval aura des gaz.

Il est impossible de contrôler ou d'apprécier exactement la quantité et la qualité d'absorption de l'herbe en pâture, à moins de faire des pesées fréquentes.


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