En tout premier, on ne doit pas nourrir en volume (c'est à dire en litres), mais en poids, soit kg et/ou grammes.
Il est affolant de voir le nombre important de rations donées en litres et les déséquilibres de tout genre occasionnés ainsi que des "idées reçues" vis à vis d'un aliment.
Les besoins correspondent aux dépenses physiologiques du cheval, c'est-à-dire :
Besoins d'entretien
Ils sont liés aux dépenses de la vie et aux variations de poids.
C'est le métabolisme de base qui correspond
Besoins de production
Besoins totaux = besoins d'entretien + besoins de production
Les besoins énergétiques sont exprimés en : UF (Unité Fourragère)
Carburant de la vie, l'énergie est indispensable au fonctionnement de l'organisme.
La valeur UF des aliments correspond à la valeur énergétique nette pour un kilogramme d'aliment.
Ces valeurs varient en fonction de la qualité des aliments (surtout pour le foin).
Une Unité Fourragère équivaut à l'énergie apportée par un kilogramme d'orge.
Matières azotées digestibles : MAD
Elles sont apportées sous formes d'acides aminés nécessaires au fonctionnement de l'organisme et à la synthèse des protétines produites dans le lait ou fixées dans les tissus.
La valeur azotée est exprimée en grammes par kilogramme d'aliments.
La digestibilité des céréales est supérieure à celle des fourrages.
Lest digestif, matières sèches (MS), cellulose
Les matières sèches d'un aliment correspondent aux matières restantes de cet aliment après l'avoir débarrassé de l'eau qu'il contient.
Le terme de lest digestif d'un aliment désigne le rapport entre le volume et le poids des matières sèches de cet aliment.
Plus un aliment donne du lest, moins il est énergétique.
Les matières sèches de la ration ne doivent pas être trop abondantes : risque d'abaisser la digestibilité de la ration.
Les fourrages grossiers entraînent des embarras digestifs, voire des obstructions intestinales responsables de coliques de stase.
Les matières sèches doivent être suffisantes pour remplir les réservoirs digestifs de façon à exciter la motricité digestive et stimuler la vitesse du transit intestinal.
En cas d'apport insuffisant en matières sèches, le cheval se trouve exposé à des indigestions, à une exacerbation de l'activité microbienne et à des déviations (dysmicrobismes, surcharge hépatique, sensibilisation pseudo-allergique, etc...)
Les aliments en contiennent en plus ou moins grande quantité, d'où une limitation dans le volume maximum de la ration.
Parmi les matières sèches, on trouve la cellulose que le cheval n'utilise pas très bien, surtout celle des fourrages.
L'insuffisance de cellulose peut entraîner un ralentissement dans le gros intestin et donner des gaz (coliques gazeuses) et des toxines (risques de fourbure).
L'excès de cellulose diminue la digestibilité de la ration et peut entraîner des coliques d'obstruction.
| La proportion de cellulose parmi les matières sèches doit diminuer lorsque la quantité de matières sèches dans la ration augmente. |
Le lest digestif se mesure par le calcul :
Coefficient d'encombrement
Il correspond au poids en kg de matières sèches par unité fourragère du repas.
Afin de conserver au lest une valeur absolue à peu près constante, ce coefficient doit diminuer avec l'augmentation de la ration et donc avec l'augmentation du travail.
Coefficient d'encombrement = Matières sèches (kg) / Energie (UF)
Taux de cellulose
Parmi les matières sèches la cellulose joue un rôle spécial.
Sa digestion chez les chevaux n'est pas aussi bonne que chez les ruminants.
La cellulose est attaquée dans le gros intestin.
Taux de cellulose = Cellulose (kg) / Matières sèches (kg)
Minéraux
Les principaux minéraux ou macro-éléments sont :
Oligo-éléments
Les principaux oligo-éléments sont :
Ils s'expriment en milligrammes ou en microgrammes.
Leur rôle n'est plus à contester.
Leur présence dans la ration journalière s'avère indispensable lors de besoins accrus (travail intense, gestation, lactation,croissance).
Les besoins exacts font encore l'objet de recherches.
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