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17/01/2003

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Mélasse de betteravesGranulés de luzerneCarottesBetteraves
Aliments industrielsGraisses végétalesSucreLevures

Divers

Les mélasses de betteraves ou de cannes

Matière sirupeuse, résidu de la fabrication du sucre, elle correspond au résidu incristallisable qui se présente sous l'aspect d'un sirop brun.
La mélasse est l'«égout» obtenu après le troisième jet.

On extrait de la canne ou de la betterave à sucre, par pression ou diffusion (trempage dans l'eau), un sirop de sucre.
Clarifié, puis évaporé jusqu'à une concentration suffisante, on le fait cristalliser.
La masse cuite est essorée dans une turbine qui retient le sucre de «premier jet» et rejette l'«égout de premier jet».
Cet égout reconcentré, cristallisé, donne un sucre de «deuxième jet», et l'égout de deuxième jet aboutit au sucre de «troisième jet» et à la mélasse.

La mélasse a donc un rapport énergétique élevée puisqu'elle est riche en sucre.
1.07 à 1.14 UF et 30 à 80g de MAD/kg MS
Elle a une teneur élevée en nitrate de potasse (potassium), cela en fait donc un produit laxatif et diurétique.
Elle peut être dangeureuse en grande quantité, car elle risque de provoquer des troubles digestifs, des néphrites, une décalcification.

La dose maximale admissible est environ de 2 kg par jour, mais il est préférable de ne pas dépasser 1.5 kg par jour, soit : 10 à 15% de la ration journalière.
Il est également recommander de mettre une pierre à sel à disposition ou alors de donner du sel au cheval pour combler la fuite uriniare de sodium entrainée par l'excès de potasse.

Elle est appréciée des chevaux.

700g de mélasse = 350g de sucre

Les granulés de luzerne

Riches en protéines de qualité, en calcium (Ca) et en carotène, ils apportent assez de cellulose.

La luzerne contient une part de son calcium sous forme d'oxalate insoluble.

Carottes

Plus riches en protides que les betteraves, riches en carotène (pro vitamine A), elles ont un effet laxatif èà forte dose, diurétique, ainsi que vermifuge, et peuvent servir à remettre en état un système digestif surmené.

Ne donner des carottes fourragères qu'à faible dose: 3 kg maxi pour un cheval qui travaille et ne pas dépasser 10 kg pour un cheval au repos, sauf exception.

4 kg de carottes = 350g de sucre

Betteraves

Peu utilisées pour l'alimentation du cheval.
Elles contiennent du sucre et sont donc énergétiques.
Elles rendent les chevaux mous car elles sont très laxatives.
Elles contiennent des nitrates de potasse qui irritent les reins, attention donc aux néphrites, elles sont égallement décalcifiantes.
Il faut donc décolleter les betteraves car c'est au collet que s'accumulent les nitrates.

Ne pas dépasser 4 kg/j - exceptionnellement pour un cheval au repos 10 kg de betteraves sucrières (à préférer car plus nourrissantes et plus de teneur en MS) ou 15 kg de betteraves fourragères.
Ne pas faire consommer de betteraves gelées

Pulpes de betteraves fraîches

On peut en donner à raison de 4 à 5 kg par 100 kg de PV par jour.
0.80 UF et 45 g de MAD/ kg MS
Elles doivent être de parfaites qualités.
La pulpe ensilée n'est pas recommandée car elle peut provoquer des troubles digestifs.

Pulpes de betteraves déshydratées

Elles entrent couramment dans la composition de certains aliments industriels.
La pulpe de betterave est énergétique puisqu'elle contient beaucoup de sucre.
Lorsqu'elle est donnée en petite quantité, elle peut donner un "coup de fouet" au cheval (pas plus 2 à 3 kg pour un cheval de sport).
Mais attention, si elle est rajoutée à une ration déjà existante, il faut recalculer celle-ci puisque les pulpes de betteraves sont déminéralisantes et carencées en minéraux.

Donner en plus fortes quantités, elles occasionnent des fermentations caecocoliques, des indigestions stomacales et sont laxatives (donc délicates d'utilisation sur certains chevaux).
Elles sont très riches en potasse, en soufre et quand on sait que le cheval n'a pratiquement pas de manque de S, l'excès lui, peut être possible, ce qui nuit à l'assimilation du Cu et du Se.

Tout dépend donc de la quantité donnée.

Par Kg brut : 0.72 UF - 41 g MAD - 910 M.S.
Par Kg de MS : 13 g Ca - 1 g P

Feuilles et collets de betteraves

Ces aliments doivent être distribués en quantité limitée (1 à 2 kg de produit frais / 100 kg PV).
Ils sont laxatifs en raison de leur forte teneur en potassium.
Les feuilles contiennent aussi beaucoup d'acide oxalique qui se transforme en cristaux d'oxalate après absorption et provoque des troubles urinaires.

Sucre

C'est l'élément énergétique par excellence, il est rapidement digéré, ne procure aucune charge intestinale et son assimilation est quasi immédiate.
Un muscle qui se contracte consomme 40 fois plus de glucides qu'à l'état de repos.

Cet aliment permet d'améliorer le rendement et la quantité du travail musculaire. A haute dose, il perturbe le métabolisme énergétique.

Ne pas dépasser 500 g pour 100 kg PV.

Pour un cheval qui travaille, on peut donner de 300 à 800 g de sucre cristallise par jour.

A savoir que 5 kg de pommes = 350g de sucre

Les graisses végétales

Comme l'huile de tournesol, de maïs, de soja etc ... elles ont été introduites dans l'alimentation du cheval.
Les graisses ont une valeur énergétique élevée et elles sont très digestibles et jouent un rôle dans l'équilibre immunitaire.

On les appelle : Vit.F (acides gras polyinsaturés ou acides gras essentiels ou AGE).
Ils sont dits essentiels, car indispensables à la vie et l'organisme ne peut les produire.
lls doivent donc être apportés par l'alimentation.

Les aliments industriels

La réputation du fabricant a une grande importance.
Voici les firmes les plus importantes :

De nos jours, il en existe de nombreux et sous différentes formes.
Il faut bien choisir le type d'aliment granulé qui convienne à SON cheval et ne pas se laisser impressionner par des noms "à la mode ou pompeux", par exemple lors d'ajout de levures ou de lactobacillus, dont les quantités sont extrémement faibles.

On distingue différentes catégories d'aliments composés.

Les aliments industriels présentent les avantages suivants:
- facililité d'utilisation
- stockage simplifié
- mélanges théoriquement stables et équilibrés
- manutention et distribution plus simples

Les aliments industriels présentent aussi certains désavantages :
- l'étiquetage est trop sommaire
- les besoins de mastication du cheval ne sont pas satisfaits
- les granulés gonflent dans l'estomac
- une grande majorité de vitamines sont détruites lors de la fabrication par la chaleur

Les granulés, lorsqu'ils sont peu onéreux, sont en général riches en protéines de mauvaise qualité et augmentent la production d'amoniac.
Leur texture est importante à considérer.
S'ils sont trop secs et se cassent difficilement, ils risquent d'entrainer des engouements oesophagiens.
S'ils sont trop friables ou se délient durant le stockage, ils sont riches en poussières et peuvent se contaminer facilement.

Personnellement, je n'ai guère confiance dans ce genre d'aliments, sauf pour certainces grandes "marques".
Quant aux floconnés, je ne trouve leur utilité (qualité/prix) que pour des chevaux âgés ou un cheval malade en convalescence, ayant des difficultés à manger
Des accidents de fabrications ....des dosages mal faits, des indications insuffisantes, des granulés mal adaptés ...sont assez fréquents dans des problèmes digestifs.
Je préfère faire mes mélanges traditionnels et mes calculs pour chaque cheval.

Voici d'ailleurs un fait divers parmis tant d'autres ...

Je me lance enfin à faire mon témoignage de ma mauvaise expérience concernant les granulés industriels.

ATTENTION!! LES GRANULES, CA PEUT-ÊTRE DANGEREUX!!!!

Je m'appelle Nathalie, mariée à Franck. Nous habitons le Nord de la France, à Dunkerque.
Deux chevaux (Jami PS de 14 ans et Granit) et un chien (Snoopy) partagent notre vie.

Je vous raconte donc ce qui nous est arrivé à Jami.

Il était en pension depuis environ 7 ans dans une ferme qui au départ, était une petite pension, puis qui s'est transformée en centre équestre assez important.
Depuis 7 ans, il était nourri de la même manière :

Ces dernières années, à la belle saison, la litière de paille se transformait en litière d'annas de lin, donc je complémentais avec du foin.
Courant juillet 2001, mon cheval commence à m'inquiéter, il est maigre, a le poil piqué, il passe beaucoup de temps à la porte de la pâture, commence à tiquer à l'appui.
Au travail, c'est une catastrophe : lymphatique, très raide.
En résumé, je ne retrouve plus mon cheval.
Je le mets au repos, décide de le mettre au vert et surtout de faire une prise de sang.

Courant août, il déménage dans une fermette : 1 poulain, 1 jument, une pâture, un boxe.
Son mental reprend un peu.

Les résultats de l'analyse de sang arrivent : c'est catastrophique.
Le nombre des enzymes musculaires est effarant, et au niveau du foie, il y a aussi un problème.
Le vétérinaire me parle d'une maladie équivalente chez l'homme à la sclérose latérale amyotrophique (chez le cheval : la maladie des neurones moteurs), peut-être due à une carence en vitamine E.

On le supplémente en vitamine E et Sélénium, tout d'abord par injection, puis par voie orale.
De mon côté, je décide de regarder la teneur en vitamine E de l'aliment qu'il reçoit depuis des années.
Pour comprendre et estimer "les bons dosages" et les besoins d'un cheval, il me faut m'informer.
Et là un grand merci à Kathy qui grâce à Galopin m'a permis de tout comprendre et de mettre le doigt sur un réel problème.
Effectivement, la teneur en vitamine E des granulés est faible (2 mg/kg), mais alors le problème c'est une toxicité en fer (5.3 g/kg,) zinc (9.7 g/kg) et manganèse (4.3 g/kg).
Peut-être une erreur d'étiquetage !
Mais, il s'avère que ces toxicités peuvent donner les problèmes musculaires que je retrouve chez mon cheval.

Je décide d'aller plus loin, je contacte plusieurs organismes, leur indiquant la composition de l'aliment.

BONNE NOUVELLE !!!

La décision est vite prise : je change d'aliment.
Mais, lequel choisir ?

Mme Trillaud-Geyl m'avait conseillée trois marques.
J'en choisis une, et après avoir analysé toute la composition, nous avons changé d'aliment pour nos deux chevaux.
Et vous me croirez si vous le voulez; mais ils se sont métamorphosés tous les deux.
Jami a repris du poids, son poil est brillant, ses anciennes cicatrices se sont totalement résorbées, il a la forme d'un cheval de 4 ans Granit est beaucoup plus tonique et sa silhouette s'est enfin affinée.

Concernant, l'autre aliment, j'ai suivi le conseil de Mme TRILLAUD-GEYL.
Je me suis donc rapprochée de la DGCCRF afin d'obtenir une adresse de laboratoire.
Suite à ma demande, l'organisme a décidé d'intervenir auprès du fabricant.
Je ne sais pas s'ils l'ont fait mais le fabricant a changé sa composition.

Voici un témoignage qui nous prouve l'importance d'une bonne alimentation.

Les aliments industriels présentent beaucoup d'avantages.
Mais, vérifiez toujours sa composition : Galopin vous y aidera !!!!!

nathalie.fogarolo@dunkerque.cci.fr

Les levures

Les levures sont des champignons microscopiques.
Les levures ont besoin de nourriture d'origine organique (hétérotrophes) et exigent du carbone organique.
Certaines se contentent de glucose, d'autres demandent en outre vitamines, amino-acides...
Leurs besoins azotés sont généralement couverts par des sels d'ammonium, mais d'autres substances peuvent être utilisées : acides aminés, urée... .
Les levures peuvent, selon les espèces, tirer profit de divers glucides

Les levures ayant une grande valeur nutritrive peuvent entrer dans la ration

Toutes les levures ne sont pas capables de provoquer une fermentation

Elles peuvent se présenter sous deux formes :

La plus utilisés est la levure de bière (saccharomyces).
Capable de respirer à l'air, elle provoque en anaérobiose la fermentation.


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